Les entreprises de livraison sont devenues des acteurs clés du commerce moderne, portées par l’essor du e-commerce et l’exigence de livraisons toujours plus rapides. De la création de la société aux défis logistiques du dernier kilomètre, ce secteur en pleine mutation combine performance, innovation et adaptation constante pour assurer un bon service de livraison.
L’entreprise de livraison occupe une place centrale dans le fonctionnement de l’économie, portée par l’essor du e-commerce, la mondialisation des échanges et l’évolution des habitudes de consommation. Qu’il s’agisse de livraisons locales, nationales ou internationales, ces acteurs assurent l’acheminement rapide et sécurisé des marchandises entre les producteurs, les commerçants et les consommateurs finaux.
Créer ou faire appel à une entreprise de livraison est un véritable métier stratégique, à la croisée de la logistique, du transport, de la technologie et de la performance opérationnelle.
L’essentiel à retenir,
- L’immatriculation exige une autorisation délivrée par la DREAL, tandis que l’Urssaf fixe le taux de l’ACRE à 25 % en 2026.
- Les transporteurs s’appuient sur des logiciels WMS et TMS pour optimiser le dernier kilomètre et la logistique inverse.
- Des acteurs comme DHL ou Amazon adaptent leurs services face à la taxation douanière européenne de 3 € par article.
Comment créer une entreprise de livraison ?
Toute entreprise de livraison est chargée de faire parvenir des colis jusqu’à leur destinataire par tous les moyens. Par conséquent, la base de la création de ce type de structure est la mise en œuvre des formalités suivantes :
- L’obtention d’une une autorisation d’exercer la profession de transporteur de colis
- La rédaction et l’enregistrement des statuts de la société
- La définition du capital social de celle-ci
- La définition précise du siège social où est localisée la société
- Le dépôt du dossier d’inscription de l’entreprise à la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) ;
- L’immatriculation de l’entreprise de livraison
Ces démarches permettent de créer une société de transport de colis, autrement dit, de livraison. Le fait d’être agréé est en fait, le premier pas permettant à toute entreprise de délivrer des colis en toute légalité. Mais, suivant le statut juridique adopté, d’autres commodités peuvent s’additionner à celles susmentionnées.
Fonctionnement d’une entreprise de livraison
Dans une entreprise de livraison fonctionne, la majorité du travail effectué est du ressort des transporteurs, car ce sont eux qui livrent les colis.
Une fois qu’une commande est passée, toute enseigne qui travaille par exemple avec un service de livraison peut se servir de leur WMS afin de transmettre les marchandises à livrer à cette société de transport. Elle se chargera alors de faire parvenir les biens jusqu’aux destinataires qui les ont commandés.
Au départ, comme dans un entrepôt, du personnel ou des robots logistiques effectuent le « picking » et le regroupement des articles au niveau d’une zone de préparation. Là, des véhicules de transport attendent. Les colis seront correctement chargés à l’intérieur.
Puis, une fois que tous les documents concernant les livraisons à effectuer sont en possession du transporteur (lettre de voiture, bons de commandes, de réception, de livraison) il peut se mettre en route.
Quel que soit le type de marchandise à délivrer, les entreprises de livraison ont pour métier de répondre aux besoins des chaînes de distribution. Et, il est maintenant rassurant de pouvoir compter sur les applications ou les logiciels permettant de tracer le parcours des produits en cours de livraison.
Les avantages du transport express à l’international
Avec le développement et la nécessité des échanges mondiaux, tout va de plus en plus vite. À cet égard, le transport express à l’international est devenu indispensable pour répondre aux besoins urgents des entreprises.
Il se présente comme une solution particulièrement pertinente pour livrer rapidement des marchandises ou répondre aux attentes de clients exigeants. Concrètement, ce service permet d’envoyer colis et palettes à l’étranger en un temps record. En même temps, il doit assurer la fiabilité et la sécurité de l’opération.
L’un des grands atouts du transport express est le respect des délais. Grâce à un suivi en temps réel et des véhicules dédiés, les envois arrivent à bon port sans interruption ni retard.
La sécurité est également au cœur de ce type de prestation : emballages adaptés, traçabilité permanente et signature à la réception assurent une tranquillité d’esprit totale. De plus, les formalités douanières ne sont plus un casse-tête, puisque des experts s’occupent de tout, de la paperasse au dédouanement.
Avec des solutions sur mesure proposées en express avec Transiberica, vous pouvez adapter le transport à vos besoins spécifiques. Le service peut être ajusté en fonction de la destination, du volume ou de la nature des marchandises.
Les secteurs dans lesquels les procédés de livraison sont en plein essor en 2026
Les services d’une entreprise de livraison sont d’un secours dans le secteur de la restauration. La plupart des restaurants confient la livraison de leurs plats à des livreurs chevronnés afin d’accroître leurs clients. C’est un service très pratique pour les personnes qui n’ont pas la capacité de se déplacer aux heures des repas.
Puis vient le commerce classique et le e-commerce font désormais toujours appel aux entreprises de transport de colis afin de faire parvenir les articles commandés en ligne ou en magasin. En fonction du nombre et du volume de paquet à livrer, les transporteurs en zone urbaine privilégient les moyens de locomotion suivants :
- Vélos cargos
- Scooters
- Petites voitures (fourgonnette)
Ces véhicules peuvent circuler plus facilement à travers les petites ruelles. C’est l’un de leur atout majeur. Capables de courtes et moyennes distances de trajet, ils remplissent désormais les villes.
A présent, la livraison de colis est donc en plein essor, ce qui justifie la profusion des services actuellement proposés par les différentes plateformes.
Les majors de la livraison en 2026
Portées par la croissance continue du e‑commerce, les grandes entreprises de livraison affinent leurs stratégies. Certaines misent sur l’international, d’autres sur la rentabilité ou l’innovation verte. Voici un tour d’horizon des principaux réseaux en 2026.
GLS
Fondée en 1999, la filiale de Royal Mail déploie son empreinte dans plus de 40 pays européens. L’entreprise a bâti sa réputation sur la livraison rapide pour le e‑commerce et le transport de produits de santé. Pourtant, GLS est moins visible que d’autres géants. En 2026, elle poursuit son développement aux États‑Unis. Le service de livraison le samedi, déjà proposé outre‑Atlantique, demeure un atout commercial fort. Des investissements récents visent à densifier son maillage en Amérique du Nord.
DPD
DPD appartient à Geopost (ex-DPDgroup), l’un des poids lourds de la livraison de colis en Europe. Le groupe a traité 2,2 milliards de colis en 2025, soit +5 %. Chaque jour, plus de 8 millions de colis transitent par ses marques, dont DPD, Chronopost et SEUR. La stabilité des volumes conforte la place de DPD comme acteur de référence, capable d’absorber les pics d’activité sans perdre en qualité.
DHL
Née en 1969, DHL figure toujours parmi les leaders mondiaux de la logistique et du transport express. Le groupe a généré plus de 85 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, porté par la croissance du fret aérien et du e‑commerce. DHL se distingue par son programme GoGreen, qui prévoit l’utilisation de 30 % de carburant durable d’ici 2030. Les clients bénéficient d’options de livraison bas carbone, adaptées à chaque zone géographique. L’enseigne jaune et rouge investit également dans les hubs automatisés pour accélérer le tri des colis.
Relais Colis
Pionnier de la livraison en point relais en France, Relais Colis existe depuis 1969. Fragilisé par une concurrence accrue et une baisse de son activité, le réseau a été placé en redressement judiciaire le 12 mars 2026 par le tribunal de commerce de Bobigny. Le 22 mai 2026, le tribunal a adopté un plan de cession au profit de repreneurs, la société étant placée en liquidation judiciaire. Le réseau comptait environ 7 500 points relais. Cette recomposition pourrait redessiner le paysage des livraisons de proximité.
Mondial Relay
Mondial Relay, désormais filiale d’InPost, a largement élargi son offre depuis la France. L’entreprise a traité 267 millions de colis dans l’Hexagone en 2024. Son parc de plus de 10 000 consignes automatiques facilite le retrait des achats en ligne à toute heure. Présent en Espagne, au Luxembourg, en Belgique et aux Pays‑Bas, le réseau s’appuie sur plus de 1 000 collaborateurs. La fiabilité de ses services lui vaut une solide réputation en Europe.
FedEx
FedEx a clôturé son exercice 2025-2026 (au 31 mai 2026) sur un chiffre d’affaires de 94,7 milliards USD, en hausse de 8 %. Le groupe a changé de calendrier fiscal (clôture au 31 décembre) et table sur une croissance d’environ 11 % de son chiffre d’affaires en 2026. Le rachat de TNT en 2016 lui a offert un maillage européen dense. Le service express du samedi renforce sa compétitivité, et FedEx investit dans l’électrification de sa flotte.
Colissimo
Marque de La Poste, Colissimo a augmenté ses tarifs pour les particuliers de 3,4 % en moyenne en janvier 2026. Son réseau de points de contact est le plus vaste de France. Sur les deux derniers mois de 2025, La Poste a traité plus de 180 millions de colis, un record en hausse de 6 %. Colissimo s’engage aussi dans une logistique plus durable, avec des tournées électriques et des emballages réutilisables. L’enseigne conserve une forte présence au niveau européen.
Chronopost
Chronopost, filiale de DPDgroup, a bâti sa notoriété sur la livraison express de colis jusqu’à 30 kg. L’entreprise est dans plusieurs cas citée comme le numéro un français de la livraison rapide. Elle a aussi été la première à proposer un service de suivi des paquets. En 2026, Chronopost renouvelle ses engagements auprès de l’ADEME, avec les chartes Objectif CO₂ et EVcom 2025‑2027. L’objectif affiché est une réduction de 26 % des émissions de CO₂ d’ici à 2027.
UPS
De l’autre côté de l’Atlantique, UPS est un géant américain fondé en 1907. Le groupe est présent dans plus de 200 pays et s’appuie sur une flotte aérienne et terrestre imposante. Début 2026, UPS a annoncé la suppression d’un maximum de 30 000 postes opérationnels, essentiellement par départs naturels et plans de départ volontaire, et la fermeture de 24 sites, alors qu’il réduit ses livraisons pour Amazon. Le groupe table sur un chiffre d’affaires de 89,7 milliards USD en 2026. La livraison express et les services de santé constituent les nouveaux piliers de croissance.
Le dernier kilomètre et le quick commerce
Le dernier kilomètre concentre désormais près de la moitié du coût logistique total. En 2026, les entreprises multiplient les micro‑hubs urbains, les consignes automatiques et les flottes de vélos‑cargos électriques.
La cyclologistique, dopée par les Jeux de 2024, représente environ 2 % des livraisons en ville mais stagne depuis un an, selon le Spécial SITL 2026 de Transport Info. Le quick commerce européen devrait atteindre 10 milliards USD en 2026, selon Coherent Market Insights.
En France, les acteurs se recentrent sur des niches rentables : livraison de produits frais haut de gamme ou de vins naturels. La rentabilité est sous tension.
Réglementation 2026 : de la taxe française au droit de douane européen
Entrée en vigueur le 1er mars 2026, la taxe française sur les petits colis frappait d’un montant de 2 € chaque article (code douanier SH6) des colis importés hors UE d’une valeur inférieure à 150 €. Un colis contenant trois pantalons et deux chemises était ainsi taxé 4 €.
Depuis le 1er juillet 2026, cette taxe nationale est suspendue : elle est remplacée par un droit de douane européen forfaitaire de 3 € par article, applicable jusqu’au 1er juillet 2028. Les formalités douanières se durcissent pour les e-commerçants, qui doivent notamment renseigner un identifiant produit, obligatoire à partir du 1er novembre 2026. Un projet de loi vise aussi à encadrer l’implantation des consignes automatiques dans les communes.
Amazon lance ses livraisons par drone au Royaume‑Uni
Mai 2026 marque une première en Europe : Amazon Prime Air a commencé des livraisons par drone à Darlington, au Royaume‑Uni. La Civil Aviation Authority autorise un vol d’essai jusqu’à fin 2026, avec un plafond de 10 vols par heure et 100 livraisons par jour en semaine.
Les drones entièrement autonomes décollent d’un centre de distribution et déposent des colis de moins de 2,3 kg en moins de 30 minutes. Cette expérimentation, très commentée sur les réseaux, préfigure l’arrivée de la livraison aérienne autonome en France, où la DGAC adapte la réglementation drones depuis janvier 2026.
Panorama des dispositifs d’aide à la création d’une entreprise de livraison de colis
L’ACRE ou Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprisea été remaniée en 2026. Depuis le 1er janvier, elle n’est plus automatique. Il faut remplir l’un des critères d’éligibilité, à savoir. Par exemple, il faut être un demandeur d’emploi, avoir moins de 26 ans, être bénéficiaires du RSA ou de l’ASS ou être créateur en quartier prioritaire. Puis, il faut faire une demande pour l’ACRE auprès de l’Urssaf.
Le taux d’exonération de cotisations sociales est ramené de 50 % à 25 % lorsque les revenus sont inférieurs ou égaux à 75 % du PASS ; au-delà, l’exonération devient dégressive. Cette baisse s’applique aux microentreprises créées ou reprises depuis le 1er juillet 2026 (décret du 6 février 2026).
Et, l’aide correspond à 60 % des allocations ARE restant dues. Le capital se divisé en deux versements. Le premier s’effectue au lancement. Puis, le second se fait 6 mois plus tard, sous condition de poursuite d’activité et d’absence de reprise d’un CDI. Cumuler ARE et revenus de jeune société est possible dans certaines limites. Je recommande de vérifier les conditions actualisées sur France Travail, car des sources en ligne diffusent encore l’ancien taux de 45 %.
Des subventions régionales viennent compléter ces leviers. Elles soutiennent la cyclologistique, l’électrification des flottes et l’implantation de micro‑hubs urbains. Les priorités varient d’une région à l’autre. Contacter la CCI ou la DREAL de votre territoire donne accès aux cartes des aides locales.
La logistique inverse : optimiser la gestion des retours de colis
En 1875, Aaron Montgomery Ward instaure la garantie « satisfait ou remboursé » pour sa vente par correspondance aux États-Unis. Il crée alors le premier réseau commercial de retours de marchandises. L’e-commerce mondial enregistre à présent un taux de retour moyen situé entre 15 % et 30 %, un chiffre qui dépasse 40 % dans le secteur de l’habillement.
La logistique inverse, ou reverse logistics, rassemble l’ensemble des opérations d’acheminement des produits depuis le destinataire final jusqu’au point d’origine ou de reconditionnement. Pour un transporteur, ce circuit exige une gestion technique rigoureuse. Je pense à la vérification de l’état du colis, le contrôle qualité et la réintégration rapide en stock.
Le traitement d’un retour engendre des coûts dans plusieurs cas égaux à 1,5 fois ceux de l’expédition initiale. Cela appelle à maîtriser les dépenses et limiter l’empreinte carbone des trajets répétés. Et pour ce faire, les entreprises de livraison interconnectent leurs outils aux plateformes marchandes.
L’intégration d’un logiciel TMS automatise l’édition d’étiquettes et l’orientation du paquet vers une consigne automatique ou un point relais. Cette synchronisation des données optimise le regroupement des flux lors des tournées existantes, évitant ainsi les déplacements à vide.
Combien coûte l’envoi d’un colis selon le transporteur ?
Le prix d’un envoi dépend du transporteur, du poids et du mode de livraison. Au 1er janvier 2026, La Poste a relevé les tarifs de Colissimo de 3,4 % en moyenne pour les particuliers : le format national jusqu’à 250 g passe de 4,99 € à 5,39 €. Cette question de prix a une origine ancienne : en 1969, La Redoute a créé Relais Colis pour réduire sa dépendance envers La Poste. Le tableau ci-dessous compare les tarifs d’envoi des principaux transporteurs selon le poids du colis.
| Transporteur | Mode de livraison | À partir de | Colis de 1 kg |
|---|---|---|---|
| Mondial Relay | Point Relais | 4,15 € | 5,99 € |
| Colissimo | Point de retrait | 4,79 € | 8,89 € |
| Colissimo | Domicile | 5,39 €1 | 9,59 € |
| Chronopost | Chrono 13, livraison le lendemain avant 13 h | 23,40 € | Non communiqué |
Tarifs publics TTC relevés en 2026 ; ceux de Mondial Relay s’appliquent depuis le 15 juin 2026. 1 Colissimo à domicile, colis jusqu’à 250 g. Vérifiez les grilles officielles des transporteurs avant de poster : elles peuvent évoluer.
FAQ – Entreprise de livraison : création, obligations et innovations
Quelles autorisations pour créer une société de livraison ?
Obtenez l’attestation de capacité professionnelle de transport de colis, puis la licence de transport délivrée par la DREAL. Rédigez et enregistrez les statuts. Immatriculez l’entreprise au registre du commerce et des sociétés.
Quel est le coût moyen d’une création ?
Il faut compter entre 1 500 et 3 000 euros pour les formalités et assurances obligatoires, hors véhicules. L’ACRE et l’ARCE allègent les charges de départ.
Quel statut juridique privilégier ?
La micro‑entreprise convient pour démarrer seul. La SAS ou la SARL donne plus de souplesse pour associer des partenaires et lever des fonds. Le choix dépend du projet et du chiffre d’affaires prévisionnel.
Quelles sont les obligations en 2026 ?
Depuis mars 2026, déclarez la taxe de 2 euros par catégorie d’article pour les importations hors UE. Respectez les normes d’emballage et les chartes de décarbonation (ZFE, flottes propres). Vérifiez les conditions ACRE actualisées auprès de l’Urssaf.
Quelles innovations pour le dernier kilomètre ?
Vélos‑cargos électriques, micro‑hubs urbains, consignes automatiques et algorithmes de tournées intelligentes réduisent les coûts et les émissions. Les drones entrent en phase expérimentale au Royaume‑Uni et devraient arriver en France d’ici 2027.





Comment suivre les colis en temps réel ?
Les solutions WMS et TMS intègrent des API de tracking. Les clients reçoivent un lien de suivi par SMS ou email. Les plateformes comme Colissimo, Chronopost ou DPD proposent des notifications à chaque étape.