MAERSK : tout savoir sur cette entreprise de renom

A.P. Møller-Maersk est le 2e armateur mondial de conteneurs avec 13,7 % de capacité mondiale, une flotte de 700+ navires et une présence dans 130 pays. 

Lorsqu’on parle de grande entreprise de transport maritime, l’une des premières idées en tête est la société MAERSK. Les bateaux, les containers, les voitures,… MAERSK est partout.

En bref

  • Fondée en 1904 au Danemark, Maersk est le 2e armateur mondial avec 13,7 % de capacité mondiale (Alphaliner, mai 2026).
  • Flotte de 700+ navires, présence dans 130 pays, 500+ destinations.
  • CA T2 2026 : 15,8 milliards $ (+20 % sur un an) ; EBIT annuel 2026 révisé entre 2 et 4 Md$.
  • Alliance Gemini Cooperation avec Hapag-Lloyd (7 routes Est-Ouest) ; acquisition de la Panama Canal Railway Company.
  • 25 navires au méthanol vert en déploiement pour réduire les émissions de -65 % vs fioul lourd.
MAERSK

A.P.Møller-Maersk : qui est-elle et quel est son parcours ?

A.P.Møller-Maersk, plus communément appelée MAERSK, est une société de transport de fret maritime d’envergure mondiale.

Il s’agit d’une entreprise dont les activités se basent essentiellement sur le transport de manière élargi, ainsi que sur la logistique. Elle est opérationnelle depuis plus d’un siècle et possède un large parcours rempli de points importants à connaître.

Aussi, pour mieux la connaître, il nous importe de retracer les moments importants qui ont façonné l’entreprise au fil des années.

Origines et débuts

MAERSK a été fondé le 16 avril 1904 par le capitaine Peter Mærsk-Møller en compagnie de son fils Arnold Peter Møller dans une ville danoise nommée Svendborg. À ses débuts, l’entreprise se nommait Dampskibsselskab et Svendborg.

Les activités de l’entreprise au commencement se limitent au transport à travers un seul bateau à vapeur d’occasion.

Les années 1912 marquent un certain tournant pour l’entreprise et surtout pour l’un des dirigeants à savoir le fils.

Durant cette période, ce dernier a pu créer une seconde entreprise du nom de Dampskibsselskab et af 1912 pour assurer une certaine indépendance dans les activités de transport.

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Développement et élargissement

Au cours du XXe siècle, Maersk a connu une importante phase d’expansion internationale et de diversification d’activités. En 1918, l’entreprise a crée son premier chantier naval afin de soutenir le développement de sa flotte maritime.

L’année suivante (1919) Maersk a inauguré l’ouverture de son premier bureau à l’étranger et amorçer son implantation internationale.

En 1928, le groupe lance Maersk Line, une activité de transport maritime opérant principalement entre l’Europe et l’Asie. Et cette période correspond au début de l’expansion progressive de l’entreprise sur les grandes routes commerciales internationales.

Comme de nombreuses sociétés du secteur maritime, Maersk a été aussi affectée par les conséquences économiques de la Seconde Guerre mondiale, qui ralentissent temporairement son développement. Malgré ce contexte, le groupe poursuit ensuite sa croissance et modernise progressivement ses infrastructures.

En 1955, l’entreprise adopte le logo étoilé qui demeure aujourd’hui l’un des principaux symboles de son identité visuelle. Quelques années plus tard, en 1962, Maersk obtient des concessions de forage pétrolier et gazier au Danemark. Une étape qui marque propulse sa stratégie de diversification vers le secteur énergétique.

Dans les années 1990, le groupe poursuit son expansion dans le transport maritime. Et en mars 1993, Maersk rachète les activités de transport de ligne de la compagnie danoise East Asiatic Company (EAC). Et ce, à la suite de l’échec de la coentreprise EAC-Ben Line opérant sur les routes Europe–Asie.

Cette acquisition a permis à l’entreprise d’augmenter significativement sa flotte et de renforcer sa présence sur le marché international du transport de conteneurs. Au fil des décennies, Maersk a investit également dans le développement de navires de plus grande capacité afin d’améliorer les performances logistiques. Mais aussi d’accompagner l’augmentation du commerce mondial.

Domination du marché

En 1980, MAERSK prend la décision d’envoyer divers porte-conteneurs en région européenne et asiatique. Par la suite, elle décide de s’étendre et de s’imposer encore plus sur le marché international avec la création de différentes agences.

En 2013, Maersk a mis en service le Triple-E Mærsk Mc-Kinney Møller. Il s’agit du plus grand porte-conteneurs du monde avec 400 m de long et une capacité de 18 000 EVP.

Vers 2018, elle lance Maersk OceanPro, une plateforme digitale ayant pour but de simplifier les opérations au sein de la Supply Chain.

Depuis, l’entreprise a étendu et transformé ses capacités digitales. L’année dernière, elle a initié le déploiement à bord d’une centaine de navires d’une nouvelle plateforme de connectivité IoT appelée « OneWireless ».

Celle-ci remplace l’infrastructure 2G par une connectivité 4G/NB-IoT/LTE et permet un suivi en temps réel des containers, marchandises et navires.

Parallèlement, l’entreprise Maersk propose des solutions comme « Maersk Visibility Studio », une plateforme self-service pour ses clients. Nous pouvons suivre les chaînes d’approvisionnement, les livraisons, les repères logistiques, etc.

MAERSK : ses différentes activités

À travers son long et riche parcours, l’entreprise MAERSK a eu le temps de développer plusieurs activités bien spécifiques.

Transport maritime de conteneurs

Il s’agit de l’activité principale de MAERSK et celle qui impacte le plus ses résultats, et donc son chiffre d’affaires.

L’entreprise dispose d’une large flotte de navires qui ont pour but de transporter des conteneurs massifs remplis de marchandises des clients. De manière précise, MAERSK propose son service de flotte pour effectuer le transport porte-à-porte, à savoir le chargement des marchandises depuis le client jusqu’à la livraison.

Comme il s’agit de son activité la plus importante, la société ne lésine pas sur les moyens afin d’optimiser continuellement son service et ses navires.

MAERSK et le transport multimodal

En plus des services de transport maritime, possède une flotte de camions de distributions afin d’effectuer le transport routier des marchandises.

L’entreprise allie également ses deux activités de livraison afin de proposer un service de transport multimodal, c’est-à-dire en différents moyens de transport alternés.

Ainsi, elle alterne entre les navires-conteneurs et les camions de livraison afin de proposer un acheminement rapide, transparent et efficace des marchandises.

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Solutions logistiques

Au-delà de l’activité de transport maritime, MAERSK propose un service basé sur la recherche et la création de solutions logistiques pour les entreprises clientes.

Cela englobe plusieurs sous-activités, comme l’analyse de la chaîne d’approvisionnement, l’expertise sur les opérations de la gestion logistique ou encore la création d’alternatives pour le transport de produits.

L’entreprise est très impliquée dans l’amélioration de la Supply Chain et de la logistique de ses clients, grâce à de nombreux outils matériels et numériques.

Commerce électronique

Sachons que MAERSK propose aussi des services d’e-commerce afin de simplifier les transactions commerciales en ligne.

Elle possède une plateforme spécifique qui permet aux clients de gérer et choisir aux mieux les conditions d’expéditions de leurs marchandises.

Ce site nous donne la possibilité de contrôler les différents documents pour le transport, et effectuer le paiement pour l’activité en question.

Quels sont les points forts de MAERSK ?

MAERSK est une entreprise dotée de très grandes capacités, tant dans les ressources que dans ses stratégies.

Il est donc intéressant de se pencher sur ces points et de voir en détail les points forts qui impactent l’identité entrepreneuriale de l’entreprise.

Des ressources importantes et des services personnalisés

Comme dit précédemment, MAERSK dispose d’une flotte de navires de transport pour effectuer la livraison des marchandises pour ses clients.

Pour répondre aux besoins spécifiques des clients, l’entreprise fournit des solutions personnalisées pour ses véhicules maritimes.

Elle est connue pour concevoir différents modèles de porte-conteneurs avec des dimensions variées, qui s’adaptent en fonction des besoins en capacité de transport.

MAERSK dispose également d’une grande flotte de véhicules de transport routier pour effectuer ses livraisons dans les zones urbaines.

L’un des grands points forts de l’entreprise est le fait d’être capable d’établir des stratégies de transport multimodal compte tenu de la capacité de transport des véhicules.

Des stratégies dans l’ère du temps

Dans la réalisation de ses opérations, MAERSK tient compte des conditions sociales et de la situation sur le marché. Cela permet à l’entreprise d’adopter des stratégies efficaces, adaptées en fonction des défis et problématiques présents.

Pour améliorer globalement ses opérations au sein de sa Supply Chain, l’entreprise applique la logistique intégrée afin de coordonner efficacement toutes les opérations de sa chaîne logistique.

Une stratégie qui lui permet d’améliorer chaque activité interdépendante de manière groupée.

De plus, l’entreprise est très connectée et sensible aux évolutions technologiques. Ainsi, elle utilise L’IA dans la Supply Chain pour optimiser ses solutions logistiques.

Le principe du jumeau numérique est également une technologie qu’elle utilise afin d’effectuer des prévisions plus précises, mais aussi pour impacter positivement la prise de décision dans ses stratégies logistiques.

Un engagement solide envers la durabilité écologique

L’entreprise est très engagée dans la protection environnementale et surtout dans la décarbonation du transport maritime et de la logistique.

Elle multiplie d’idées afin de proposer des moyens de transport, mais aussi différents outils et solutions de réduction des émissions carbone. Raison pour laquelle elle est portée vers les nouvelles technologies et la digitalisation de la Supply Chain.

MAERSK a une vision très précise pour son entreprise, celle de la neutralité carbone. Un objectif qu’elle compte réaliser et qui n’est pas hors de portée en constatant les résultats.

Une omniprésence sur le marché mondial

Au fil des années, Maersk a su développer ses agences et terminaux portuaires (via sa filiale APM Terminals) aux quatre coins du monde. Ce fût une opération longue et payante, car si le groupe n’est plus le numéro 1 absolu en volume pur de conteneurs, sa présence terrestre et portuaire en fait l’acteur le plus influent sur la globalité de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Quels sont les défis auxquels Maersk doit faire face ?

Les défis de Maersk ne se limitent pas uniquement à maîtriser la clientèle et la concurrence. Dernièrement, la compagnie se heurte à de nouveaux défis dont les tensions géopolitiques et les défis technologiques.

L’impact des tensions géopolitiques sur les chaînes d’approvisionnement

Les conflits internationaux engendrent des perturbations majeures dans les chaînes d’approvisionnement de Maersk. A cause de telles attaques maritimes dans cette région, les délais de transit sont prolongés.

Les entreprises subissent des retombées directes, ce qui rend difficile le maintien de niveaux d’inventaire adéquats. En conséquence, les coûts logistiques augmentent, et cela force certaines entreprises à suspendre leur activité.

Pour faire face à ces défis, Maersk a investi dans des solutions innovantes. On peut notamment citer l’augmentation de la vitesse de navigation de ses navires, ainsi que la réorganisation de son réseau. L’ajout de navires supplémentaires permet aussi d’offrir des alternatives flexibles.

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Maersk face aux défis technologiques et économiques

La pandémie de COVID-19 a mis en lumière la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Par ailleurs, l’adoption de nouvelles technologies, comme la numérisation, l’automatisation, et l’intelligence artificielle, est indispensable. Tout cela améliore l’efficacité opérationnelle et augmente le chiffre d’affaires.

La pression pour réduire les émissions de carbone et adopter des pratiques plus durables est croissante. Maersk a annoncé des objectifs ambitieux d’atteindre zéro émission nette d’ici 2050.

Suspension de certaines routes maritimes en raison des tensions au Moyen-Orient

Au début du mois de mars 2026, Maersk a décidé de suspendre temporairement certaines liaisons maritimes stratégiques reliant l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans la région, notamment autour de la mer Rouge et des routes commerciales qui mènent au canal de Suez.

Deux services majeurs ont été concernés par cette suspension : la ligne FM1, qui relie l’Extrême-Orient au Moyen-Orient, et la ligne ME11, qui relie le Moyen-Orient à l’Europe. Ces ajustements visent avant tout à garantir la sécurité des équipages et des navires dans une zone devenue particulièrement instable.

La perturbation de ces routes a entraîné des conséquences directes sur les chaînes d’approvisionnement internationales.

Plusieurs transporteurs ont dû modifier leurs itinéraires ou rallonger les trajets maritimes, ce qui a provoqué une augmentation des coûts logistiques et des délais de livraison pour de nombreuses entreprises.

La coopération Gemini : une alliance stratégique entre Maersk et Hapag-Lloyd

Actuellement, Maersk et Hapag-Lloyd opèrent ensemble dans le cadre du Gemini Cooperation, une alliance stratégique inédite dans le transport maritime.

Cette coopération à long terme s’organise autour de sept grandes routes Est-Ouest, desservies par une cinquantaine de services réguliers et une centaine de navires, dont la majorité est opérée par Maersk.

Le partenariat vise à proposer une meilleure efficacité opérationnelle et une fiabilité accrue sur des axes névralgiques du commerce mondial.

Depuis son lancement en février 2025, Gemini Cooperation revendique un taux de ponctualité aux ports d’origine supérieur à 90 %. Contre une moyenne sectorielle d’environ 55-60 % selon les données SeaIntel.

Cette performance traduit une stratégie logistique rigoureuse, soutenue par une coordination renforcée et une mutualisation des expertises et infrastructures des deux géants du secteur.

Grâce à leurs forces, Maersk et Hapag-Lloyd ambitionnent de bâtir une supply chain plus durable, plus fiable et mieux adaptée aux réalités géopolitiques.

bâteau MAERSK

Maersk étend ses activités avec l’acquisition d’un opérateur ferroviaire panaméen

En 2026, le groupe Danois Maersk poursuit sa stratégie de diversification logistique à travers sa filiale APM Terminals. Le groupe annonce la finalisation de l’acquisition de la Panama Canal Railway Company (PCRC). C’était l’opérateur ferroviaire qui exploitait les infrastructures reliant les deux extrémités du canal de Panama.

La société était auparavant détenue conjointement par Canadian Pacific Kansas City (CPKC) et le groupe américain Lanco. Cette opération a donc permis à Maersk de renforcer sa présence dans une région considérée comme stratégique pour le commerce maritime international.

A savoir que le canal de Panama constitue l’un des principaux axes commerciaux mondiaux qui relie les océans Atlantique et Pacifique. Il joue un rôle essentiel dans les échanges de marchandises entre l’Asie, l’Europe et la côte est des États-Unis.

La ligne ferroviaire exploitée par PCRC s’étend sur environ 76 kilomètres entre les ports de Balboa, sur la façade Pacifique, et de Colón, côté Caraïbes. Cette infrastructure permet de transporter des conteneurs par voie terrestre.

Cela constitue également une solution complémentaire au trafic maritime du canal. Notamment, durant les périodes de congestion, de maintenance ou de baisse du niveau des eaux.

À travers cette acquisition, Maersk cherche à développer des solutions de transport multimodales intégrant transport maritime, ferroviaire et logistique portuaire. Cela, tout en sécurisant sa présence dans des zones stratégiques du commerce international.

Maersk Hub : Comment la digitalisation transforme-t-elle votre gestion logistique ?

La centralisation de chaque étape des expéditions mondiales marque une réelle révolution de Maersk Hub sur la gestion logistique en 2026.

Cette interface intuitive vise à transformer la complexité du fret maritime en une expérience client fluide et transparente. Ainsi, vous pouvez piloter vos flux de marchandises grâce à une visibilité prédictive alimentée par l’intelligence artificielle.

Aujourd’hui, le suivi des conteneurs dépasse la simple géolocalisation pour offrir une analyse précise des risques de retard.

En fait, le système calcule automatiquement des itinéraires alternatifs performants en cas de congestion portuaire ou de tensions géopolitiques majeures.

Par ailleurs, vous accédez instantanément aux tarifs fixes via l’outil Maersk Spot pour sécuriser votre budget transport. Cette plateforme dématérialise aussi vos formalités douanières pour accélérer le passage de vos produits aux frontières internationales.

En outre, l’intégration des solutions ferroviaires au Panama renforce l’efficacité de vos trajets multimodaux cette année. Maersk simplifie ainsi votre transition vers une supply chain connectée et résiliente.

MAERSK : le virage au méthanol vert en 2026

L’engagement écologique de Maersk n’est plus théorique.

La classe Ane Maersk regroupe actuellement des porte-conteneurs de 16 000 EVP à double motorisation méthanol. Maersk a commandé 25 navires au méthanol au total (343 500 EVP de capacité), sécurisant 730 000 tonnes/an de méthanol vert via 10+ contrats long terme.

Ce qui permet à l’entreprise d’atteindre une réduction des émissions GES de plus de 65 % par rapport au fioul lourd.

Maersk a dû investir massivement dans la chaîne d’approvisionnement globale de ce nouveau carburant pour s’assurer que ses navires puissent faire le plein dans les ports d’Asie et d’Europe.

Maersk en 2026 : quels sont les chiffres clés à retenir ?

A.P. Møller-Maersk figure toujours parmi les principaux acteurs mondiaux du transport maritime et de la logistique. En 2026, le groupe exploite une flotte de plus de 700 navires et dessert plus de 130 pays.

Selon les données d’Alphaliner citées dans l’article, Maersk représente environ 13,7 % de la capacité mondiale de transport de conteneurs en mai 2026, derrière MSC. Cette part de marché est historiquement basse pour le groupe, mais elle s’inscrit dans une stratégie visant à privilégier l’intégration logistique plutôt que la croissance continue de la flotte.

Au deuxième trimestre 2026, Maersk a réalisé un chiffre d’affaires de 15,8 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an. Le groupe a également relevé sa prévision d’EBIT annuel pour 2026.

Les principaux chiffres de Maersk en 2026 :

  • Flotte : plus de 700 navires.
  • Capacité : environ 4,1 à 4,3 millions d’EVP.
  • Part de marché : 13,7 % de la capacité mondiale en mai 2026.
  • Chiffre d’affaires T2 2026 : 15,8 milliards de dollars, soit +20 % sur un an.
  • Prévision d’EBIT 2026 : entre 2 et 4 milliards de dollars.
  • Présence : plus de 130 pays et 500 destinations.
  • PDG : Vincent Clerc.

Maersk ou MSC : quel est le premier armateur mondial en 2026 ?

MSC domine désormais le transport maritime mondial, une position que l’entreprise occupe depuis qu’elle a dépassé Maersk en 2022. En juin 2026, MSC représente environ 21,5 % de la capacité mondiale, contre 13,7 % pour Maersk selon les données d’Alphaliner.

Cette différence ne signifie toutefois pas que Maersk cherche nécessairement à reprendre la première place en augmentant sa flotte. Le groupe privilégie désormais une stratégie d’intégration de bout en bout, en développant ses activités logistiques, terrestres et ferroviaires.

Maersk cherche ainsi à contrôler davantage d’étapes entre le départ d’une marchandise et sa livraison finale. La Gemini Cooperation, formée avec Hapag-Lloyd, constitue également une réponse stratégique à la concurrence sur les grandes routes maritimes.

Maersk et MSC en quelques chiffres :

  • MSC : environ 21,5 % de la capacité mondiale en juin 2026.
  • Maersk : environ 13,7 %.
  • MSC : environ 7,3 millions d’EVP de capacité.
  • Maersk : flotte stabilisée autour de 4,1 à 4,3 millions d’EVP.
  • Stratégie Maersk : moins axée sur la croissance de la flotte et davantage sur la logistique intégrée.
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Pourquoi les résultats de Maersk progressent-ils fortement au T2 de cette année ?

Les résultats du deuxième trimestre 2026 ont dépassé les attentes. La branche Ocean a notamment enregistré une forte progression de son activité, avec un chiffre d’affaires de 10,53 milliards de dollars, en hausse de 23 % sur un an.

Cette performance s’explique notamment par une augmentation de 4,1 % des volumes chargés et par un taux de fret moyen supérieur de 22 % à celui de l’année précédente. Le taux d’utilisation des navires a atteint 96 %.

Les autres activités du groupe ont également progressé, notamment la branche Logistics & Services, dont le chiffre d’affaires atteint 4,22 milliards de dollars, soit une hausse de 15 %.

Les résultats du T2 2026 en bref :

  • CA total : 15,8 milliards de dollars, +20 %.
  • Ocean : 10,53 milliards de dollars, +23 %.
  • Volumes chargés : +4,1 %.
  • Taux de fret moyen : +22 %.
  • Utilisation des navires : 96 %.
  • Logistics & Services : 4,22 milliards de dollars, +15 %.
  • Prévision d’EBIT 2026 : 2 à 4 milliards de dollars.

Comment réserver et suivre un conteneur avec Maersk ?

Maersk propose plusieurs solutions pour réserver un transport maritime selon le volume, le type de contrat et le niveau de flexibilité recherché. Les principales options comprennent notamment Ocean Contract, LCL, Maersk Spot et Maersk Go.

La réservation et le suivi peuvent être centralisés dans les outils numériques du groupe. Ils permettent notamment de gérer les expéditions, de suivre les marchandises et d’effectuer certaines formalités administratives sans multiplier les intermédiaires.

Quelle solution choisir ?

  • Maersk Spot : réservation en ligne avec tarif fixe et chargement garanti.
  • LCL : partage d’un conteneur avec d’autres marchandises, particulièrement adapté aux petits volumes.
  • Maersk Go : solution destinée aux besoins de réservation simplifiés.
  • Ocean Contract : adapté aux entreprises ayant des besoins réguliers de transport maritime.
  • Maersk Hub : centralisation des réservations, du suivi et de certaines formalités.
  • Maersk Visibility Studio : outils de visibilité et de suivi permettant notamment d’anticiper certains retards.

La dématérialisation des procédures permet ainsi aux clients de suivre plus facilement leur chaîne logistique depuis un même environnement numérique.

APM Terminals : L’activité Maersk au-delà du transport maritime

APM Terminals, filiale d’A.P. Møller-Maersk, constitue l’un des piliers de la stratégie logistique du groupe. Son réseau de terminaux portuaires complète l’activité maritime en permettant à Maersk de contrôler davantage d’étapes de la chaîne de transport.

Cette stratégie d’intégration s’est renforcée depuis 2016. L’objectif est de proposer une chaîne logistique plus complète, allant du transport maritime aux opérations portuaires, puis aux solutions terrestres et ferroviaires.

En 2026, l’acquisition de la Panama Canal Railway Company (PCRC) renforce cette logique. Cette infrastructure ferroviaire relie Balboa, sur la façade Pacifique, à Colón, sur la façade caraïbe, sur environ 76 kilomètres.

Cette liaison peut notamment jouer un rôle stratégique lorsque les conditions de navigation autour du canal de Panama provoquent des perturbations ou des congestions.

Pourquoi APM Terminals est-il stratégique pour Maersk ?

  • Le réseau couvre les principaux marchés mondiaux.
  • Les terminaux complètent le transport maritime.
  • Les infrastructures terrestres et ferroviaires prolongent la chaîne logistique.
  • Le réseau ferroviaire du Panama offre une solution complémentaire entre les deux façades du pays.
  • L’objectif est de maîtriser davantage le parcours de la marchandise, du port jusqu’à sa destination finale.

FAQ

Maersk est-elle toujours le leader mondial du transport maritime actuellement ?

Oui. En 2026, Maersk demeure l’un des leaders mondiaux du transport maritime de conteneurs. Le groupe s’appuie sur une flotte parmi les plus importantes au monde, une forte présence sur les routes Est-Ouest et une intégration avancée de solutions logistiques et digitales qui couvrent l’ensemble de la supply chain.

Que fait exactement Maersk au-delà du transport maritime ?

Maersk propose des solutions logistiques intégrées y compris le transport maritime, routier, ferroviaire et aérien, la gestion d’entrepôts, les services douaniers et des outils digitaux de pilotage des chaînes d’approvisionnement. L’objectif est de proposer un service porte-à-porte unifié.

Comment suivre un conteneur expédié avec Maersk ?

Le suivi s’effectue via les plateformes numériques de Maersk, notamment Maersk Hub et Maersk Visibility Studio. Ces outils permettent de visualiser la position des conteneurs, d’anticiper les retards, d’analyser les risques logistiques et de gérer les documents de transport en ligne.

Quels sont les défis majeurs de Maersk ?

Maersk fait face à trois défis majeurs : l’instabilité géopolitique sur certaines routes maritimes, la pression réglementaire liée à la décarbonation du transport, et l’accélération de la digitalisation logistique. Le groupe y répond par des alliances stratégiques, des investissements technologiques et une diversification multimodale.

Qu’est-ce que la coopération Gemini entre Maersk et Hapag-Lloyd ?

Gemini Cooperation est une alliance stratégique lancée l’année dernière entre Maersk et Hapag-Lloyd. Elle couvre les principales routes Est-Ouest et vise à améliorer la fiabilité des horaires, la performance opérationnelle et la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux crises géopolitiques.

Maersk est-elle engagée dans la transition écologique du transport maritime ?

Oui. Maersk investit massivement dans la décarbonation du transport maritime, notamment via des navires à carburants alternatifs, l’optimisation énergétique de sa flotte et des solutions digitales réduisant l’empreinte carbone des chaînes logistiques. Le groupe vise la neutralité carbone à long terme.

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