MAERSK : tout savoir sur cette entreprise de renom

A.P. Møller-Maersk est le 2e armateur mondial de conteneurs avec 13,7 % de capacité mondiale, une flotte de 700+ navires et une présence dans 130 pays.

Lorsqu’on parle de grande entreprise de transport maritime, l’une des premières idées en tête est la société MAERSK. Les navires, les conteneurs, les camions, les entrepôts logistiques… MAERSK est partout. Et l’actualité de l’armateur danois n’a jamais été aussi dense à l’automne 2026 : commande de 26 porte-conteneurs, retour par le canal de Suez et prévisions de résultats relevées, etc.

En bref

  • Fondé en 1904 au Danemark, Maersk est le 2e armateur mondial avec 13,7 % de la capacité (Alphaliner, 2026).
  • Le groupe exploite plus de 700 navires et 60 terminaux dans 130 pays.
  • Au T2 2026, son chiffre d’affaires atteint 15,8 Md$ (+20 %) et l’EBIT annuel est attendu entre 4,5 et 6,5 Md$.
  • Depuis l’été 2026, six services Gemini reprennent la route de Suez, et Maersk a commandé 26 porte-conteneurs en septembre.
MAERSK

A.P.Møller-Maersk : qui est-elle et quel est son parcours ?

A.P.Møller-Maersk, plus communément appelée MAERSK, est une société de transport de fret maritime d’envergure mondiale.

Il s’agit d’une entreprise dont les activités se basent essentiellement sur le transport de manière élargi, ainsi que sur la logistique. Elle est opérationnelle depuis plus d’un siècle et possède un large parcours rempli de points importants à connaître.

Aussi, pour mieux la connaître, il nous importe de retracer les moments importants qui ont façonné l’entreprise au fil des années.

Origines et débuts

MAERSK a été fondé le 16 avril 1904 par le capitaine Peter Mærsk Møller en compagnie de son fils Arnold Peter Møller dans une ville danoise nommée Svendborg. À ses débuts, l’entreprise se nommait Dampskibsselskabet Svendborg.

Les activités de l’entreprise au commencement se limitent au transport à travers un seul bateau à vapeur d’occasion.

L’année 1912 marque un certain tournant pour l’entreprise et surtout pour l’un des dirigeants à savoir le fils.

Durant cette période, ce dernier a pu créer une seconde entreprise du nom de Dampskibsselskabet af 1912 pour assurer une certaine indépendance dans les activités de transport.

Développement et élargissement

Au cours du XXe siècle, Maersk a connu une importante phase d’expansion internationale et de diversification d’activités. En 1918, l’entreprise a créé son premier chantier naval afin de soutenir le développement de sa flotte maritime.

L’année suivante (1919) Maersk a inauguré l’ouverture de son premier bureau à l’étranger et amorcé son implantation internationale.

En 1928, le groupe lance Maersk Line, une activité de transport maritime de ligne qui relie d’abord les États-Unis à l’Asie. Et cette période correspond au début de l’expansion progressive de l’entreprise sur les grandes routes commerciales internationales.

Comme de nombreuses sociétés du secteur maritime, Maersk a été aussi affectée par les conséquences économiques de la Seconde Guerre mondiale, qui ralentissent temporairement son développement. Malgré ce contexte, le groupe poursuit ensuite sa croissance et modernise progressivement ses infrastructures.

Côté identité visuelle, l’étoile blanche à sept branches remonte à 1886. Elle ornait déjà la cheminée du premier vapeur du capitaine Peter Mærsk Møller. Au milieu des années 1950, la coque bleu clair apparaît sur un pétrolier Maersk et complète cette identité visuelle.

Quelques années plus tard, en 1962, Maersk obtient des concessions de forage pétrolier et gazier au Danemark. Cette étape lance sa stratégie de diversification vers le secteur énergétique. Le groupe en est toutefois sorti entre 2017 et 2019 pour se recentrer sur le conteneur et la logistique.

Dans les années 1990, le groupe poursuit son expansion dans le transport maritime. Et en mars 1993, Maersk rachète les activités de transport de ligne de la compagnie danoise East Asiatic Company (EAC). Et ce, à la suite de l’échec de la coentreprise EAC-Ben Line opérant sur les routes Europe–Asie.

Cette acquisition a permis à l’entreprise d’augmenter significativement sa flotte et de renforcer sa présence sur le marché international du transport de conteneurs. Au fil des décennies, Maersk a également investi dans le développement de navires de plus grande capacité afin d’améliorer les performances logistiques. Mais aussi d’accompagner l’augmentation du commerce mondial.

Domination du marché

En 1980, MAERSK prend la décision d’envoyer divers porte-conteneurs en région européenne et asiatique. Par la suite, elle décide de s’étendre et de s’imposer encore plus sur le marché international avec la création de différentes agences.

En 2013, Maersk a mis en service le Triple-E Mærsk Mc-Kinney Møller. Il s’agissait alors du plus grand porte-conteneurs du monde avec 400 m de long et une capacité de 18 000 EVP. Depuis, les plus grands navires du marché dépassent 24 000 EVP.

En 2018, elle lance Maersk OceanPro, un programme d’accélération de 120 jours destiné aux start-up. Son but était de faire émerger des outils numériques capables de simplifier les opérations au sein de la Supply Chain.

Depuis, l’entreprise a étendu et transformé ses capacités digitales. En 2025, elle a lancé le déploiement d’une nouvelle plateforme de connectivité IoT appelée « OneWireless » à bord de 450 navires, dont plus de 100 navires affrétés.

Celle-ci remplace l’infrastructure 2G par une connectivité 4G/NB-IoT/LTE et permet un suivi en temps réel des containers, marchandises et navires.

Parallèlement, l’entreprise Maersk propose des solutions comme « Maersk Visibility Studio », une plateforme self-service pour ses clients. Nous pouvons suivre les chaînes d’approvisionnement, les livraisons, les repères logistiques, etc.

MAERSK : ses différentes activités

À travers son long et riche parcours, l’entreprise MAERSK a eu le temps de développer plusieurs activités bien spécifiques.

Transport maritime de conteneurs

Il s’agit de l’activité principale de MAERSK et celle qui impacte le plus ses résultats, et donc son chiffre d’affaires.

L’entreprise dispose d’une large flotte de navires qui ont pour but de transporter des conteneurs massifs remplis de marchandises des clients. De manière précise, MAERSK propose son service de flotte pour effectuer le transport porte-à-porte, à savoir le chargement des marchandises depuis le client jusqu’à la livraison.

Comme il s’agit de son activité la plus importante, la société ne lésine pas sur les moyens afin d’optimiser continuellement son service et ses navires.

MAERSK et le transport multimodal

En plus des services de transport maritime, MAERSK possède une flotte de camions de distributions afin d’effectuer le transport routier des marchandises.

L’entreprise allie également ses deux activités de livraison afin de proposer un service de transport multimodal, c’est-à-dire en différents moyens de transport alternés.

Ainsi, elle alterne entre les navires-conteneurs et les camions de livraison afin de proposer un acheminement rapide, transparent et efficace des marchandises.

Le rail et l’aérien complètent ce dispositif logistique. Maersk exploite la ligne ferroviaire du canal de Panama depuis avril 2025 et dispose d’une activité de fret aérien, Maersk Air Freight.

Solutions logistiques

Au-delà de l’activité de transport maritime, MAERSK propose un service basé sur la recherche et la création de solutions logistiques pour les entreprises clientes.

Cela englobe plusieurs sous-activités, comme l’analyse de la chaîne d’approvisionnement, l’expertise sur les opérations de la gestion logistique ou encore la création d’alternatives pour le transport de produits.

L’entreprise est très impliquée dans l’amélioration de la Supply Chain et de la logistique de ses clients, grâce à de nombreux outils matériels et numériques.

Pour cela, le groupe s’appuie sur plus de 8,8 millions de m² d’entrepôts, répartis sur plus de 500 sites dans le monde.

Commerce électronique

Sachons que MAERSK propose aussi des services d’e-commerce afin de simplifier les transactions commerciales en ligne.

Elle possède une plateforme spécifique qui permet aux clients de gérer et choisir aux mieux les conditions d’expéditions de leurs marchandises.

Ce site nous donne la possibilité de contrôler les différents documents pour le transport, et effectuer le paiement pour l’activité en question.

Quels sont les points forts de MAERSK ?

MAERSK est une entreprise dotée de très grandes capacités, tant dans les ressources que dans ses stratégies.

Des ressources importantes et des services personnalisés

MAERSK déploie plus de 700 porte-conteneurs pour acheminer les marchandises de plus de 100 000 clients.

Pour répondre aux besoins spécifiques des clients, l’entreprise fournit des solutions personnalisées pour ses véhicules maritimes.

Elle est connue pour concevoir différents modèles de porte-conteneurs avec des dimensions variées, qui s’adaptent en fonction des besoins en capacité de transport.

MAERSK dispose également d’une grande flotte de véhicules de transport routier pour effectuer ses livraisons dans les zones urbaines.

L’un des grands points forts de l’entreprise est le fait d’être capable d’établir des stratégies de transport multimodal compte tenu de la capacité de transport des véhicules.

Des stratégies dans l’ère du temps

Dans la réalisation de ses opérations, MAERSK prend en compte les conditions sociales et la situation sur le marché. Cela permet à l’entreprise d’adopter des stratégies efficaces, adaptées en fonction des défis et problématiques présents.

Pour améliorer globalement ses opérations au sein de sa Supply Chain, l’entreprise applique la logistique intégrée afin de coordonner efficacement toutes les opérations de sa chaîne logistique.

Une stratégie qui lui permet d’améliorer chaque activité interdépendante de manière groupée.

De plus, l’entreprise est très connectée et sensible aux évolutions technologiques. Ainsi, elle utilise L’IA dans la Supply Chain pour optimiser ses solutions logistiques.

Le principe du jumeau numérique est également une technologie qu’elle utilise afin d’effectuer des prévisions plus précises, mais aussi pour impacter positivement la prise de décision dans ses stratégies logistiques.

Un engagement solide envers la durabilité écologique

L’entreprise est très engagée dans la protection environnementale et surtout dans la décarbonation du transport maritime et de la logistique.

Elle multiplie d’idées afin de proposer des moyens de transport, mais aussi différents outils et solutions de réduction des émissions carbone. Raison pour laquelle elle est portée vers les nouvelles technologies et la digitalisation de la Supply Chain.

MAERSK a une vision très précise pour son entreprise, celle de la neutralité carbone en 2040. Et les résultats suivent. Fin 2025, sa flotte comptait déjà 19 navires bicarburant capables de naviguer au méthanol vert.

Une omniprésence sur le marché mondial

Au fil des années, Maersk a su développer ses agences et terminaux portuaires (via sa filiale APM Terminals) aux quatre coins du monde. Le groupe est aujourd’hui présent dans 130 pays et exploite 60 terminaux dans 35 d’entre eux.

Ce fut une opération longue et payante. Certes, Maersk n’est plus le numéro 1 en volume pur de conteneurs. Mais sa présence terrestre et portuaire en fait l’un des acteurs les plus intégrés de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Quels sont les défis auxquels Maersk doit faire face ?

Les défis de Maersk ne se limitent pas uniquement à maîtriser la clientèle et la concurrence. Dernièrement, la compagnie se heurte à de nouveaux défis dont les tensions géopolitiques et les défis technologiques.

L’impact des tensions géopolitiques sur les chaînes d’approvisionnement

Les conflits internationaux perturbent fortement les chaînes d’approvisionnement de Maersk. Deux zones concentrent aujourd’hui les difficultés.

La première est la mer Rouge, où les attaques contre les navires ont détourné le trafic vers le cap de Bonne-Espérance dès fin 2023. La seconde : le détroit d’Ormuz, quasi fermé aux porte-conteneurs depuis fin février 2026. Or, chaque détour par l’Afrique ajoute une à deux semaines de transit entre l’Asie et l’Europe.

Les entreprises subissent des retombées directes, ce qui rend difficile le maintien de niveaux d’inventaire adéquats. En conséquence, les coûts logistiques augmentent, et cela force certaines entreprises à suspendre leur activité.

Pour faire face à ces défis, Maersk a investi dans des solutions innovantes. On peut notamment citer l’augmentation de la vitesse de navigation de ses navires, ainsi que la réorganisation de son réseau. L’ajout de navires supplémentaires permet aussi de proposer des alternatives flexibles.

Maersk face aux défis technologiques et économiques

Sur le plan technologique, l’adoption de nouveaux outils comme la numérisation, l’automatisation et l’intelligence artificielle est indispensable. Tout cela améliore l’efficacité opérationnelle et augmente le chiffre d’affaires.

Sur le plan économique, la surcapacité pèse sur les taux de fret du transport maritime. Le carnet de commandes mondial de porte-conteneurs atteint un niveau record, et les analystes attendent des taux sous pression au second semestre 2026. En février 2026, Maersk a d’ailleurs annoncé la suppression de 1 000 postes administratifs pour réduire ses coûts.

La pression pour réduire les émissions de carbone et adopter des pratiques plus durables est croissante. Maersk s’est donc fixé un objectif ambitieux, celui d’atteindre zéro émission nette d’ici 2040.

Suspension de certaines routes maritimes en raison des tensions au Moyen-Orient

Au début du mois de mars 2026, Maersk a décidé de suspendre temporairement certaines liaisons maritimes stratégiques reliant l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient.

Cette décision fait suite à l’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran, fin février 2026. Le détroit d’Ormuz, porte d’entrée du golfe Persique, est alors devenu impraticable pour les porte-conteneurs.

Deux services ont été suspendus le 6 mars 2026. Le premier est la ligne FM1, qui relie l’Extrême-Orient au Moyen-Orient. Le second : la ligne ME11, entre le Moyen-Orient et l’Europe. Maersk a aussi interrompu ses navettes dans le Golfe pour protéger les équipages et les navires.

La perturbation de ces routes a entraîné des conséquences directes sur les chaînes d’approvisionnement internationales.

Plusieurs transporteurs ont dû modifier leurs itinéraires ou rallonger les trajets maritimes, ce qui a provoqué une augmentation des coûts logistiques et des délais de livraison pour de nombreuses entreprises.

En septembre 2026, le détroit demeure quasi fermé au trafic conteneurisé. Maersk achemine donc les marchandises du Golfe par des ports de transbordement comme Salalah et Khor Fakkan, puis par camion ou par navire collecteur.

La coopération Gemini : une alliance stratégique entre Maersk et Hapag-Lloyd

Actuellement, Maersk et Hapag-Lloyd opèrent ensemble dans le cadre du Gemini Cooperation, une alliance stratégique inédite dans le transport maritime.

Cette coopération à long terme s’organise autour de sept grandes routes Est-Ouest. Elle mobilise près de 60 services réguliers et environ 340 navires, dont la majorité est opérée par Maersk.

Le partenariat cherche à proposer une meilleure efficacité opérationnelle et une fiabilité accrue sur des axes névralgiques du commerce mondial.

Lancée le 1er février 2025, la Gemini Cooperation a dépassé son objectif de 90 % de ponctualité dès sa première année. Sea-Intelligence a mesuré 92,3 % d’arrivées à l’heure fin 2025, un niveau nettement supérieur à la moyenne du secteur.

Toutefois, la crise d’Ormuz a pesé sur ce score en 2026. Xeneta relève une fiabilité moyenne de 69 % au deuxième trimestre, ce qui place tout de même Gemini en tête des alliances du transport maritime.

Cette performance traduit une stratégie logistique rigoureuse, soutenue par une coordination renforcée et une mutualisation des expertises et infrastructures des deux géants du secteur.

Grâce à leurs forces, Maersk et Hapag-Lloyd ambitionnent de bâtir une supply chain plus durable, plus fiable et mieux adaptée aux réalités géopolitiques.

bâteau MAERSK

Retour par le canal de Suez : quelles lignes Maersk repassent par la mer Rouge ?

Si le golfe Persique demeure bloqué, la route de Suez, elle, rouvre progressivement. Depuis l’été 2026, six services de la Gemini Cooperation quittent le cap de Bonne-Espérance pour repasser par la mer Rouge.

Le calendrier du retour de Maersk par le canal de Suez :

  • Fin juin 2026 : le service AE15 (Asie-Méditerranée) ouvre la voie avec le Majestic Maersk, parti de Chine le 22 juin.
  • Août 2026 : le service AE19 suit, avec une escale à Djeddah.
  • 14 septembre 2026 : Maersk et Hapag-Lloyd annoncent le transfert de quatre services de plus, les AE5, AE11, AE12 et ME2.
  • Du 19 au 24 septembre 2026 : premiers départs vers l’ouest pour l’AE11, l’AE5 puis le ME2.
  • 27 octobre 2026 : l’AE12 bascule à son tour dans les deux sens.

Et les chiffres confirment le mouvement. Maersk a déclaré 67 passages par le canal de Suez en septembre 2026, contre 8 un an plus tôt.

Pour les chargeurs, le gain est direct. Le trajet Asie-Europe raccourcit d’une à deux semaines par rapport à la route du cap, et toute la supply chain y gagne.

Sachez toutefois que ce retour est réversible. Maersk le conditionne à la stabilité de la mer Rouge et peut renvoyer ses navires par le cap de Bonne-Espérance à tout moment.

MAERSK : du méthanol vert au GNL, où en est la flotte en 2026 ?

L’engagement écologique de Maersk n’est plus théorique.

La classe Ane Maersk regroupe des porte-conteneurs de 16 000 EVP à double motorisation méthanol. Fin 2025, Maersk exploitait 19 navires bicarburant méthanol, dont 10 livrés dans l’année. Six autres doivent rejoindre la flotte en 2026.

Maersk ne qualifie un carburant de « vert » que s’il réduit les émissions d’au moins 65 % sur son cycle de vie, par rapport au fioul.

Maersk a dû investir massivement dans la chaîne d’approvisionnement globale de ce nouveau carburant pour s’assurer que ses navires puissent faire le plein dans les ports d’Asie et d’Europe.

Son plus gros contrat d’approvisionnement, signé avec le chinois Goldwind, porte sur 500 000 tonnes de méthanol vert par an à partir de 2026.

Mais le méthanol n’est plus la seule piste. Les 54 navires commandés depuis décembre 2024 recevront des moteurs bicarburant au gaz liquéfié (GNL), compatibles avec le biométhane liquéfié. Maersk mise donc sur plusieurs carburants pour décarboner son transport maritime et atteindre la neutralité carbone en 2040.

Maersk en 2026 : quels sont les chiffres clés à retenir ?

A.P. Møller-Maersk figure toujours parmi les principaux acteurs mondiaux du transport maritime et de la logistique. En 2026, le groupe exploite une flotte de plus de 700 navires et dessert plus de 130 pays.

Selon Alphaliner, Maersk représente environ 13,7 % de la capacité mondiale de transport de conteneurs en mai 2026, derrière MSC. Cette part de marché est la plus basse du groupe depuis 2005. Elle découle d’un choix assumé, celui de privilégier l’intégration logistique plutôt que la croissance continue de la flotte.

Au deuxième trimestre 2026, Maersk a réalisé un chiffre d’affaires de 15,8 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an. Le groupe a également relevé sa prévision d’EBIT annuel pour 2026, attendue entre 4,5 et 6,5 milliards de dollars.

Le prochain point d’étape est fixé au 5 novembre 2026, date de publication des résultats du troisième trimestre.

Les principaux chiffres de Maersk en 2026 :

  • Flotte : plus de 700 navires (753 selon Alphaliner en septembre 2026).
  • Capacité : environ 4,75 millions d’EVP.
  • Part de marché : 13,7 % de la capacité mondiale en mai 2026.
  • Chiffre d’affaires T2 2026 : 15,8 milliards de dollars, soit +20 % sur un an.
  • EBIT T2 2026 : 1,6 milliard de dollars, soit une marge de 10 %.
  • Prévision d’EBIT 2026 : entre 4,5 et 6,5 milliards de dollars.
  • Présence : 130 pays, 60 terminaux et plus de 100 000 salariés.
  • PDG : Vincent Clerc.

Pourquoi les résultats de Maersk progressent-ils fortement au T2 2026 ?

Les résultats du deuxième trimestre 2026 ont dépassé les attentes. La branche Ocean a notamment enregistré une forte progression de son activité, avec un chiffre d’affaires de 10,53 milliards de dollars, en hausse de 23 % sur un an.

Cette performance s’explique notamment par une augmentation de 4,1 % des volumes chargés et par un taux de fret moyen supérieur de 22 % à celui de l’année précédente. Le taux d’utilisation des navires a atteint 96 %.

Les autres activités du groupe ont également progressé, notamment la branche Logistics & Services, dont le chiffre d’affaires atteint 4,22 milliards de dollars, soit une hausse de 15 %.

Ainsi, l’EBIT du groupe a presque doublé, de 845 millions à 1,6 milliard de dollars. La branche Ocean y contribue pour 935 millions, après une perte de 192 millions au premier trimestre.

Les résultats du T2 2026 en bref :

  • CA total : 15,8 milliards de dollars, +20 %.
  • EBIT du groupe : 1,6 milliard de dollars, contre 845 millions un an plus tôt.
  • Ocean : 10,53 milliards de dollars, +23 %.
  • Volumes chargés : +4,1 %.
  • Taux de fret moyen : +22 %.
  • Utilisation des navires : 96 %.
  • Logistics & Services : 4,22 milliards de dollars, +15 %.
  • Prévision d’EBIT 2026 : 4,5 à 6,5 milliards de dollars, contre 2 à 4 milliards auparavant.

Maersk ou MSC : quel est le premier armateur mondial en 2026 ?

MSC est le premier armateur mondial, une position que l’entreprise occupe depuis qu’elle a dépassé Maersk en janvier 2022. En juin 2026, MSC représente 21,6 % de la capacité mondiale, contre 13,7 % pour Maersk selon les données d’Alphaliner.

Cette différence ne signifie toutefois pas que Maersk cherche nécessairement à reprendre la première place en augmentant sa flotte. Le groupe privilégie une stratégie d’intégration de bout en bout et développe ses activités logistiques, terrestres et ferroviaires.

Maersk cherche ainsi à contrôler davantage d’étapes entre le départ d’une marchandise et sa livraison finale. La Gemini Cooperation, formée avec Hapag-Lloyd, constitue également une réponse stratégique à la concurrence sur les grandes routes maritimes.

Un autre rival se rapproche par ailleurs. Avec 4,3 millions d’EVP et un carnet de commandes bien rempli, CMA CGM pourrait ravir la deuxième place à Maersk dans les prochaines années.

Maersk et MSC en quelques chiffres :

  • MSC : 21,6 % de la capacité mondiale en juin 2026.
  • Maersk : environ 13,7 %.
  • CMA CGM : environ 12,5 %.
  • MSC : environ 7,3 millions d’EVP de capacité.
  • Maersk : environ 4,75 millions d’EVP, pour une cible longtemps fixée entre 4,1 et 4,3 millions.
  • Stratégie Maersk : moins axée sur la croissance de la flotte et davantage sur la logistique intégrée.

Commande de 26 porte-conteneurs : Maersk change-t-il de stratégie de flotte ?

Le 18 septembre 2026, Maersk a confirmé la commande de 26 grands porte-conteneurs. Pour le numéro deux du transport maritime, cette série équivaut à environ 10 % de la capacité actuelle.

DonnéeDétail de la commande Maersk
Nombre de navires26
Capacité unitaire18 600 EVP
Capacité totale483 600 EVP
MotorisationBicarburant, compatible gaz liquéfié (GNL)
Livraisons2029 et 2030
Chantiers et montantNon communiqués par Maersk

Ces navires compteront parmi les plus grands de la flotte Maersk, au niveau de la classe Triple-E. Ils s’ajoutent à huit unités identiques commandées en février 2026 au chantier chinois New Times Shipbuilding.

Officiellement, il s’agit d’un programme de renouvellement. Pourtant, le signal est fort. Maersk plafonnait jusqu’ici sa capacité autour de 4,3 millions d’EVP, alors que son carnet de commandes atteint 93 navires et 1,2 million d’EVP selon Alphaliner.

Vincent Clerc, le PDG, y voit un moyen de gagner en flexibilité face à des routes maritimes instables. Et d’après la presse spécialisée, d’autres commandes pourraient suivre, dont des navires de 24 000 EVP.

Comment réserver et suivre un conteneur avec Maersk ?

Maersk propose plusieurs solutions pour réserver un transport maritime selon le volume, le type de contrat et le niveau de flexibilité recherché. Les principales options comprennent notamment Ocean Contract, LCL, Maersk Spot et Maersk Go.

La réservation et le suivi peuvent être centralisés dans les outils numériques du groupe. Ils permettent notamment de gérer les expéditions, de suivre les marchandises et d’effectuer certaines formalités administratives sans multiplier les intermédiaires.

Le point d’entrée s’appelle Maersk Hub. Vous y arrivez dès la connexion à votre compte Maersk.com. Lancez-y une réservation de fret maritime, suivez vos expéditions et gérez vos instructions de transport.

Quelle solution choisir ?

  • Maersk Spot : réservation en ligne avec tarif fixe et chargement garanti.
  • LCL : partage d’un conteneur avec d’autres marchandises, particulièrement adapté aux petits volumes.
  • Maersk Go : solution destinée aux besoins de réservation simplifiés.
  • Ocean Contract : adapté aux entreprises qui ont des besoins réguliers de transport maritime.
  • Maersk Hub : centralisation des réservations, du suivi et de certaines formalités.
  • Maersk Visibility Studio : outils de visibilité et de suivi multi-transporteurs qui aident à anticiper certains retards dans la supply chain.

La dématérialisation des procédures permet ainsi aux clients de suivre plus facilement leur chaîne logistique depuis un même environnement numérique.

APM Terminals : L’activité Maersk au-delà du transport maritime

APM Terminals, filiale d’A.P. Møller-Maersk, constitue l’un des piliers de la stratégie logistique du groupe. Son réseau de terminaux portuaires complète l’activité maritime en permettant à Maersk de contrôler davantage d’étapes de la chaîne de transport.

Cette stratégie d’intégration s’est renforcée depuis 2016. L’objectif est de proposer une chaîne logistique plus complète, qui va du transport maritime aux opérations portuaires, puis aux solutions terrestres et ferroviaires.

Le réseau compte aujourd’hui 60 terminaux dans 35 pays. Au deuxième trimestre 2026, la branche Terminals a dégagé 458 millions de dollars d’EBIT, pour des volumes en hausse de 2,2 %.

La dernière ouverture en date est celle du terminal de Suape, au Brésil, qui a accueilli son premier navire commercial début septembre 2026. Ce site renforce la logistique du groupe dans le nord-est du pays.

Panama : du rail au port de Balboa

En avril 2025, le groupe Danois Maersk a finalisé, via APM Terminals, l’acquisition de la Panama Canal Railway Company (PCRC). La société était auparavant détenue conjointement par Canadian Pacific Kansas City (CPKC) et le groupe américain Lanco.

Cette infrastructure ferroviaire relie Balboa, sur la façade Pacifique, à Colón, sur la façade caraïbe, sur environ 76 kilomètres. Elle achemine des conteneurs par voie terrestre entre les deux océans.

Cette liaison peut notamment jouer un rôle stratégique lorsque les conditions de navigation autour du canal de Panama provoquent des perturbations ou des congestions.

En février 2026, APM Terminals a franchi une étape de plus au Panama. L’État lui a confié l’exploitation temporaire du port de Balboa pour 18 mois, après l’annulation de la concession de CK Hutchison.

Pourquoi APM Terminals est-il stratégique pour Maersk ?

  • Le réseau couvre les principaux marchés mondiaux.
  • Les terminaux complètent le transport maritime.
  • Les infrastructures terrestres et ferroviaires prolongent la chaîne logistique.
  • Le réseau ferroviaire du Panama constitue une solution complémentaire entre les deux façades du pays.
  • L’objectif est de maîtriser davantage le parcours de la marchandise, du port jusqu’à sa destination finale.

FAQ

Maersk est-elle toujours le leader mondial du transport maritime actuellement ?

Non. Maersk est le 2e armateur mondial de conteneurs, derrière MSC qui l’a dépassé en janvier 2022. En 2026, Maersk détient environ 13,7 % de la capacité mondiale, contre 21,6 % pour MSC selon Alphaliner. Le groupe danois mise sur la logistique intégrée, ses terminaux portuaires et l’alliance Gemini plutôt que sur la seule taille de sa flotte.

Que fait exactement Maersk au-delà du transport maritime ?

Maersk propose des solutions logistiques intégrées y compris le transport maritime, routier, ferroviaire et aérien, la gestion d’entrepôts, les services douaniers et des outils digitaux de pilotage des chaînes d’approvisionnement. L’objectif est de proposer un service porte-à-porte unifié.

Comment suivre un conteneur expédié avec Maersk ?

Le suivi s’effectue via les plateformes numériques de Maersk, notamment Maersk Hub et Maersk Visibility Studio. Ces outils permettent de visualiser la position des conteneurs, d’anticiper les retards, d’analyser les risques logistiques et de gérer les documents de transport en ligne.

Quels sont les principaux défis de Maersk ?

Maersk fait face à trois grands défis : l’instabilité géopolitique sur certaines routes maritimes, la pression réglementaire liée à la décarbonation du transport, et l’accélération de la digitalisation logistique. En 2026, la mer Rouge et le détroit d’Ormuz concentrent les tensions. Le groupe y répond par des alliances stratégiques, des investissements technologiques et une diversification multimodale.

Qu’est-ce que la coopération Gemini entre Maersk et Hapag-Lloyd ?

Gemini Cooperation est une alliance stratégique lancée le 1er février 2025 entre Maersk et Hapag-Lloyd. Elle couvre les principales routes Est-Ouest avec environ 340 navires et cherche à améliorer la fiabilité des horaires, la performance opérationnelle et la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux crises géopolitiques.

Maersk est-elle engagée dans la transition écologique du transport maritime ?

Oui. Maersk investit massivement dans la décarbonation du transport maritime, notamment via des navires à carburants alternatifs, l’optimisation énergétique de sa flotte et des solutions digitales réduisant l’empreinte carbone des chaînes logistiques. Le groupe vise la neutralité carbone en 2040.

ARTICLES SIMILAIRES

Entreprise de livraison : de la création au fonctionnement

Les entreprises de livraison sont devenues des acteurs clés du commerce moderne, portées par l’essor

7 octobre 2026

Kuehne & Nagel International un leader mondial de la logistique

Fondé en 1890, le groupe suisse Kuehne & Nagel International AG demeure un leader mondial

7 octobre 2026

XPO, Inc. (ex-XPO Logistics) : un leader du transport LTL en 2026

XPO, Inc., l’ancien XPO Logistics, compte parmi les premiers transporteurs LTL (Less-Than-Truckload) d’Amérique du Nord.

1 octobre 2026

GEODIS, un expert des métiers de la supply chain 

GEODIS est une filiale de la SNCF et à la fois, le premier logisticien français.

1 octobre 2026

GEFCO structure encore la logistique automobile mondiale depuis sa création en 1949

GEFCO n’existe plus sous ce nom. Depuis le 10 janvier 2023, l’ancienne filiale logistique de

30 septembre 2026

DB Schenker devient DSV : rachat, intégration et suivi en 2026

DB Schenker existe-t-il encore ? Oui, mais sous un autre pavillon. Depuis le 30 avril

30 septembre 2026

Laisser un commentaire