Les x hubs s’invitent dans la cour des géants de la logistique. Sur son site de Mitry-Mory, DHL Supply Chain teste une plateforme connectée capable de piloter un parc entier avec une supervision réduite. Le projet eXtra-HUB franchit une étape décisive vers des entrepôts plus autonomes et plus sûrs.
Un parc logistique qui anticipe les incidents avant qu’ils surviennent. C’est la promesse des x hubs testés par DHL Supply Chain à Mitry-Mory. Le consortium français derrière le projet eXtra-HUB vient de valider une phase de tests en conditions industrielles. Cette étape confirme une tendance de fond : la logistique autonome quitte les laboratoires pour entrer dans les entrepôts.
À retenir :
- Le projet eXtra-HUB réunit neuf partenaires industriels et académiques autour d’une plateforme de pilotage coordonné.
- Les tests menés à Mitry-Mory valident la fiabilité du jumeau numérique du site et des échanges véhicule-infrastructure.
- Le déploiement à grande échelle dépendra des prochaines phases de validation, sans date officielle communiquée à ce jour.
Les x hubs, une nouvelle génération de plateforme logistique
Le site de Mitry-Mory sert de terrain d’essai à cette plateforme baptisée eXtra-HUB. Les équipes ne se contentent plus d’automatiser des véhicules isolés. L’ensemble du parc logistique entre dans une logique coordonnée.
Des outils numériques pilotent désormais les flux en continu. Ils anticipent les incidents avant qu’ils ne surviennent. Le système ajuste les opérations en temps réel, sans intervention humaine constante.
Cette approche distingue les x hubs des simples projets d’automatisation ponctuelle. Elle vise une coordination globale entre véhicules, infrastructures et données. Le site est un système cohérent plutôt qu’une somme d’outils isolés.
Un consortium de neuf partenaires derrière le projet
Le projet réunit neuf partenaires issus de l’industrie et de la recherche. Parmi eux figurent Orange, l’Institut Mines-Télécom et l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard. Leur implication exacte n’a pas fait l’objet d’un communiqué détaillé accessible publiquement.
Tous travaillent sur une même ambition. Ils veulent transformer les infrastructures logistiques en systèmes logistiques intelligents et connectés. Cette mutualisation des compétences distingue le projet d’autres initiatives isolées.
Le professeur Abdeljalil Abbas-Turki coordonne le programme. Il affirme que cette phase valide le passage de la théorie à la pratique. Cette citation est rapportée sans lien vers une source primaire vérifiable, un point à documenter dans une prochaine mise à jour.
Du jumeau numérique au pilotage en temps réel
Au cœur du dispositif, une réplique numérique du site simule les opérations avant leur exécution. Ce jumeau numérique du site facilite la planification. Il limite aussi les imprévus opérationnels.
Les données remontent en continu grâce aux capteurs connectés. Elles proposent une vision précise de l’état du parc à chaque instant. Cette visibilité permanente change la manière de gérer les aléas.
Les technologies Lidar et les systèmes de communication entre véhicules et infrastructure assurent une coordination fluide. Les x hubs s’appuient sur cette architecture pour synchroniser chaque mouvement sur le site.

Sécurité et gestion des collisions sur le terrain
Les tests réalisés sur place montrent que le système évite les collisions. Il maintient un niveau de sécurité élevé, même dans des situations complexes. Aucune donnée chiffrée officielle sur le taux de réduction d’incidents n’a toutefois été communiquée.
Selon Enzo Salvatore, responsable technique chez ex9, l’objectif dépasse la simple automatisation des déplacements. Il s’agit de créer un environnement qui s’adapte aux aléas du terrain. Cette déclaration reste elle aussi non sourcée par un document public consultable.
La multiplication des capteurs réduit les angles morts sur le site. Les échanges entre machines permettent une réaction plus rapide qu’un pilotage humain seul. Ce gain de réactivité est l’un des arguments centraux du consortium.

Répondre à la pénurie de chauffeurs et de main-d’œuvre
Le projet X hubs s’attaque à plusieurs difficultés bien connues du secteur. La pénurie de chauffeurs est un frein pour de nombreux sites logistiques. Elle pousse les entreprises à chercher des solutions alternatives.
Avec l’automatisation de certaines manœuvres, les opérateurs se concentrent sur des tâches plus qualifiées. Cette réorientation des compétences change la nature des métiers en entrepôt.
Les chariots autonomes en entrepôt illustrent cette même logique de délégation des tâches répétitives. Le site de Mitry-Mory s’inscrit dans ce mouvement plus large de transformation des parcs.
Fluidité des flux et réduction des blocages
La sécurité est un enjeu de taille pour tout site industriel. Grâce aux capteurs et aux échanges de données entre machines, les risques d’incident diminuent nettement sur le terrain.
Les flux gagnent aussi en fluidité. Les zones de circulation connaissent moins de blocages aux heures de forte activité. Cette amélioration profite directement aux délais de traitement des commandes.
Un robot de quai autonome illustre cette recherche de fluidité appliquée aux zones de chargement. Ces équipements coordonnent l’arrivée et le départ des véhicules sans supervision constante.
La dimension environnementale du projet eXtra-HUB
La transition énergétique s’impose aussi dans le projet. Les partenaires misent sur des camions électriques issus de la transformation de véhicules existants.
Cette piste pourrait accélérer la transition énergétique dans les parcs logistiques français. Convertir un véhicule thermique coûte moins cher qu’un achat neuf électrique.
L’association entre autonomie et motorisation électrique forme un double levier. Elle réduit à la fois les émissions et les besoins en personnel de conduite.
Autres technologies autonomes testées en entrepôt
D’autres acteurs explorent des pistes voisines de celles des x hubs. Un gerbeur autonome piloté par IA a par exemple été déployé sur un site logistique distinct.
Ces initiatives partagent un objectif commun. Elles cherchent à réduire la supervision humaine sans sacrifier la sécurité des opérations.
La multiplication de ces expérimentations traduit une maturation du secteur. Les technologies testées isolément il y a quelques années convergent vers des plateformes intégrées comme eXtra-HUB.
Vers une supply chain autonome à grande échelle
Le concept de supply chain autonome dépasse le seul périmètre d’un entrepôt. Il englobe la coordination entre sites, transporteurs et systèmes d’information.
Les x hubs représentent une brique de cette vision plus large. Leur intégration future à des réseaux multi-sites est une perspective évoquée mais non datée par le consortium.
Cette ambition suppose une interopérabilité technique poussée entre les différents maillons de la chaîne logistique.
Le cadre réglementaire encore à préciser
Le déploiement de véhicules autonomes en zone logistique soulève des questions juridiques. Le cadre réglementaire des véhicules autonomes évolue encore à l’échelle nationale et européenne.
Les sites pilotes comme Mitry-Mory opèrent sous des dérogations spécifiques. Ces autorisations temporaires ne garantissent pas un déploiement généralisé immédiat.
La clarification des règles de responsabilité en cas d’incident conditionnera la vitesse d’adoption de ces technologies à grande échelle.
Calendrier et prochaines étapes du projet
Le consortium n’a pas communiqué de date précise pour un déploiement commercial. La phase actuelle est centrée sur la validation technique en conditions réelles.
Le professeur Abbas-Turki évoque un enjeu de fiabilité avant tout élargissement. Cette prudence traduit la complexité d’un passage du pilote à l’échelle industrielle.
Aucune source datée après janvier 2026 ne permet de confirmer un calendrier précis. Ce point mérite une vérification lors d’une prochaine actualisation de cet article.
Ce que les x hubs changent pour le secteur
Le projet eXtra-HUB illustre une transformation plus large des systèmes logistiques intelligents et connectés. Les entrepôts évoluent vers une gestion proactive plutôt que réactive des flux.
Les opérateurs humains gardent un rôle central, mais recentré sur la supervision et la gestion des exceptions. Cette évolution du métier accompagne la montée en compétence des équipes.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction. Les éléments chiffrés complémentaires n’ont pas pu être vérifiés via une source datée disponible.
