Le transport routier de marchandises traverse une nouvelle période difficile. Au troisième trimestre 2026, l’activité recule et 78 % des dirigeants se disent insatisfaits de la situation de leur entreprise, selon la FNTR.
L’embellie du printemps aura été de courte durée. Après une relative stabilisation au deuxième trimestre, les transporteurs font face à une nouvelle dégradation de leurs conditions d’activité. La dernière enquête de conjoncture de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) décrit un secteur fragilisé par la faiblesse de la demande et des charges toujours élevées. Les perspectives de reprise restent incertaines.
Le transport routier de marchandises replonge après une courte accalmie
Le répit observé au printemps n’aura pas suffi à remettre le secteur sur les rails. Au troisième trimestre 2026, les indicateurs d’activité repartent à la baisse, après une période de stabilisation.
Les entreprises de transport routier de marchandises subissent notamment une demande insuffisante. Le manque de dynamisme de leurs principaux secteurs clients limite les volumes à transporter et réduit leurs perspectives commerciales.
À cette faiblesse de l’activité s’ajoutent des coûts d’exploitation toujours élevés. Les transporteurs doivent composer avec ces charges sans disposer d’une visibilité suffisante sur leurs prochaines commandes. Cette combinaison pèse sur leur rentabilité. Elle complique aussi les décisions de gestion, alors que les perspectives économiques ne montrent pas encore de véritable amélioration.
Emploi et investissement subissent les effets du ralentissement
La baisse d’activité touche également les ressources humaines. Face aux difficultés économiques, les entreprises ajustent leurs effectifs et freinent les recrutements. L’investissement suit la même direction. Les transporteurs privilégient le renouvellement de leurs véhicules existants plutôt que de nouveaux projets de développement.
Ce choix traduit la prudence des dirigeants. Avec une activité incertaine et des coûts élevés, engager des dépenses supplémentaires représente une décision plus délicate. Le ralentissement concerne ainsi plusieurs dimensions de l’entreprise. La contraction de l’activité réduit les marges de manœuvre, tandis que les restrictions sur l’emploi et l’investissement témoignent des difficultés à préparer une reprise.
Un niveau de mécontentement jamais atteint depuis 2015
C’est probablement le chiffre le plus révélateur du baromètre FNTR : 78 % des dirigeants se déclarent insatisfaits de la situation de leur entreprise.
Il s’agit du niveau de mécontentement le plus élevé depuis la création de cette enquête en 2015. Ce résultat illustre la dégradation du moral des entrepreneurs, malgré l’amélioration temporaire observée quelques mois auparavant. Pour la fédération, les entreprises affrontent une double difficulté : préserver leur rentabilité et anticiper leur activité future.
La FNTR appelle donc à sécuriser la répercussion des coûts dans les prix du transport. Elle demande également des mesures de soutien à l’investissement et une meilleure visibilité économique. Ces trois priorités constituent, aux yeux de l’organisation professionnelle, les conditions nécessaires pour permettre au transport routier de marchandises de retrouver une activité plus durable.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.

