in ,

CYLURE, le vélo innovant destiné à la cyclo-logistique

Depuis fin 2021, l’Icam accompagne l’entrepreneur Rémi Kneppert dans le développement d’un cycle à empreinte carbone limitée. Dimensionné pour proposer une charge utile de 500 kg et un volume de 2,5m3, le vélo est comparable à de petits utilitaires existants pour réaliser des livraisons en zone urbaine.

Les étudiants de l’Icam, site de Grand Paris Sud, co-développent avec Rémi Kneppert un vélo innovant destiné à la cyclo-logistique. La commercialisation du projet CYLURE est prévue courant 2023/2024, sachant que le brevet est en cours de dépôt. Pour rappel, Rémi Kneppert a rapidement développé une offre de livraison zéro déchet pour des clients professionnels situés au cœur de la capitale. Le vélo s’est alors imposé comme une évidence étant le moyen le plus efficient en zone urbaine tout en ayant un point mort très faible.

Une capacité d’emport plus importante

Estimant que les outils actuels ne correspondent pas totalement aux attentes du chef d’entreprise par manque de fiabilité, de flexibilité à l’usage et d’une capacité d’emport trop faible, il est passé à l’action. « J’ai alors imaginé une solution technique différente tout en ayant pris le soin de valider la partie réglementaire. Le “Projet CYLURE” était né. La collaboration avec l’Icam répond à deux objectifs : tout d’abord, n’étant pas un homme de l’art, l’intervention de l’école permet de bénéficier des connaissances des étudiants et de leurs encadrants tout en donnant de la crédibilité au projet. Les élèves ingénieurs s’appuient sur des référents techniques pour réaliser des tests, évaluer leurs choix techniques et bénéficier de leurs expériences chacun dans leurs domaines. Ensuite, l’Icam a la capacité de mobiliser des équipes, plus ou moins nombreuses, adaptées à la phase projet pour un budget qui permet à une TPE/PME d’élaborer un premier niveau de R&D« , explique l’entrepreneur.

Des élèves ingénieurs en phase avec le projet CYLURE

Avec son pôle services aux entreprises, l’Icam, site de Grand Paris Sud, accompagne de son côté chaque année 30 entreprises. Ses services se déclinent sous la forme d’audit/de conseil et de prestations industrielles tel que le développement de nouveaux procédés ou encore la mise au point d’innovations technologiques. Les étudiants de 5ème année y participent activement dans le cadre de leur mémoire scientifique industriel (MSI). Ce dernier consiste à travailler sur une problématique d’entreprise en tant qu’ingénieur projet durant une période de 18 semaines à temps plein, avec un chef de projet dédié.

« Il s’agit d’une collaboration très intéressante et complète pour les élèves ingénieurs, avec à la fois des contraintes réglementaires fortes et la recherche d’une technologie permettant l’assemblage de différents modules pour réaliser un unique ensemble« , précise Yann Mahaud, chef de projet à l’Icam.

Actuellement testé sur la route

Le premier groupe composé de quatre étudiants s’est tout d’abord attaché à vérifier la faisabilité des propositions techniques du porteur de projet avant de se concentrer sur le choix de composants et de matériaux constituant ce vélo. Le second groupe a poursuivi avec la recherche de fournisseurs et la conception d’un prototype.Enfin, une troisième équipe a finalisé le prototype et réalise actuellement une série de tests sur route.

Efficacité et confort

Le vélo est composé de 3 modules : le premier abritant le cycliste, le deuxième supportant la charge et le troisième étant personnalisable et interchangeable en fonction de l’activité de l’utilisateur, par exemple une caisse fermée, une benne, une caisse réfrigérée, un module porte palette ou porte conteneur, etc.

La conception a été faite dans un esprit low-tech qui a pour objectif de supprimer tous les éléments superflus, pour se concentrer sur le “juste nécessaire ». Grâce à des sous-ensembles réparables, la durée de vie de ce cycle sera beaucoup plus longue ce qui réduit encore son impact environnemental.

Par ailleurs, sa modularité permet également d’envisager une diffusion large auprès d’entreprises de secteurs d’activités différents (logistique, artisans, traiteurs, espaces verts, entretien d’immeuble…). Son efficience logistique a pour effet de faire baisser drastiquement les gaz à effet de serre lors de son cycle d’exploitation (environ cinq fois moins qu’un petit utilitaire électrique, onze fois moins si l’utilitaire est en version thermique).

Enfin, le confort n’a pas été oublié grâce à son siège et une position de conduite semi-allongée. Il est équipé d’une carrosserie protégeant le conducteur du froid et des intempéries ; le tout avec un design qui a pour objectif de renforcer l’attractivité de la livraison à vélo et ainsi se placer très loin de l’image low-cost des plateformes de “quick-commerce”.

Sur le même sujet : 
La livraison du dernier kilomètre : ce qu’il faut comprendre
XPO poursuit ses efforts en faveur d’une flotte durable électrique
Plantation du premier arbre du futur site logistique de Zalando

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.