Vous êtes au cœur d’une transformation profonde des entrepôts logistiques. Réduire l’énergie consommée par ces bâtiments devient une exigence incontournable. Découvrez comment les nouvelles règles et technologies transforment ce secteur.
En 2026, les logisticiens font face à un ensemble de contraintes où la réduction des consommations énergétiques impose une adaptation rapide et continue. Le décret tertiaire structure ces efforts avec des objectifs précis et des outils numériques, d’où la mise en place de la logistique 4.0.
Les obligations du décret tertiaire pour les entrepôts logistiques
Le cadre réglementaire du décret tertiaire définit les trajectoires de baisse des consommations énergétiques des bâtiments tertiaires, dont les entrepôts. Ces objectifs s’inscrivent dans une démarche à long terme, avec des étapes importantes en 2030, 2040 et 2050. L’ensemble repose sur un référentiel soit relatif à une année de base, soit fixé en valeurs absolues.
Ce dispositif impacte directement les acteurs de l’immobilier et de la logistique qui doivent désormais maîtriser des données précises, notamment dans le cadre d’une meilleure gestion des données logistiques.
Quels sont les objectifs de réduction à court et moyen terme
Les dispositions imposent une baisse de 40 % de la consommation énergétique d’ici à 2030 pour les entrepôts de plus de 1 000 m². Ensuite, un seuil plus exigeant est fixé à -50 % en 2040. Ces paliers appellent à des actions concrètes et méthodiques. Sans une stratégie claire, il est difficile de répondre efficacement.
Un exemple frappant concerne les entrepôts frigorifiques, qui présentent des exigences thermiques spécifiques. Les normes récentes précisent des plafonds de consommation adaptés à cette catégorie. Ces valeurs absolues corrigent les écarts liés aux usages et températures internes des bâtiments.
Les difficultés pratiques liées au choix des références
L’identification d’une année de référence stable pose un véritable défi. Cette étape nécessite une connaissance fine des consommations passées, parfois mal documentées. Avant l’installation des systèmes de gestion technique du bâtiment (GTB), nombre de données demeuraient fragmentaires.
Les professionnels expliquent que cette complexité complexifie l’analyse et retarde parfois la mise en conformité. En outre, attendre la publication des arrêtés spécifiques a ajouté un délai supplémentaire à l’adoption des bonnes pratiques. Ces freins ont toutefois été progressivement levés.
Le suivi énergétique via des plateformes numériques dédiées
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L’obligation de déclarer les consommations énergétiques repose désormais sur une plateforme étatique appelée Operat. Cet outil numérique centralise les données et permet un suivi rigoureux des performances. Depuis sa mise à jour, il intègre des fonctionnalités facilitant la déclaration et encourage les retours d’expérience des utilisateurs.
Une déclaration complexe mais essentielle
Chaque acteur, qu’il soit propriétaire ou locataire, doit saisir individuellement les consommations de chaque bâtiment concerné sur Operat. Cette gestion décentralisée des déclarations énergétiques engendre un travail minutieux. Les gestionnaires soulignent l’importance d’un suivi étroit pour éviter les erreurs et incohérences.
Un point critique réside dans le manque d’alerte automatique lorsque l’un des utilisateurs modifie les données. Sans un système de notification partagé, la coordination entre les parties se complexifie. La richesse des données disponibles appelle à une exploitation plus fluide.
Expérience des acteurs de l’immobilier logistique
Les retours des professionnels, comme ceux de Barjane, mettent en lumière les lacunes actuelles. La visibilité consolidée sur l’ensemble des sites reste une demande forte. Cette absence de visibilité globale freine l’optimisation des portefeuilles immobiliers. Les échanges entre la profession et l’administration se multiplient pour améliorer la plateforme.
Ces concertations soulignent aussi la nécessité d’intégrer des indicateurs plus spécifiques aux usages logistiques. Par exemple, la prise en compte des équipements de process comme les convoyeurs ou robots automatise la surveillance. Les nouvelles versions d’Operat s’orientent vers ce type d’intégration fonctionnelle.
Mesures précises pour optimiser la consommation des entrepôts
La mise en application de calculs basés sur des valeurs absolues permet d’affiner le contrôle énergétique. La méthode « Cabs » encadre la consommation maximale exprimée en kilowattheures par mètre carré et par an. Cette approche facilite l’analyse par segment d’activité. Plus de détails sont également disponibles dans notre rubrique optimisation énergétique logistique.
Facteurs influençant le seuil énergétique
Chaque entrepôt présente des caractéristiques spécifiques influant sur sa consommation. Des éléments tels que les horaires d’ouverture, conditions de température, et la taille totale impactent les seuils réglementaires. Par conséquent, les seuils sont adaptés individuellement.
L’exemple de bâtiments intégrant une GTB conforme au décret Bacs illustre l’amélioration notable. Le pilotage précis des équipements permet un suivi continu. Ainsi, la gestion fine des processus et des équipements automatisés optimise les économies d’énergie.
L’importance de la supervision des équipements automatisés
La consommation des « équipements de process » représente une part conséquente dans certains entrepôts. Les convoyeurs, robots-shuttle et systèmes Autostore sont des exemples d’éléments surveillés. La supervision énergétique intégrée garantit un ajustement rapide aux besoins réels.
La maîtrise de ces postes énergétiques évite les surconsommations inutiles. Elle rend possible l’identification rapide de dysfonctionnements ou d’usages inefficaces. Dans les entrepôts où l’innovation cohabite avec la transition énergétique, le suivi précis s’avère indispensable.



