L’industrie logistique canadienne opère désormais sous un régime de stabilité retrouvée. Après la résolution historique du conflit social chez DHL Express Canada en 2025, les chaînes d’approvisionnement nationales bénéficient d’une visibilité sans précédent.
Une onde de choc a traversé le secteur de la logistique au Canada. Plus de 2 100 salariés de DHL Express Canada se sont mobilisé pour faire la grève afin de paralyser les livraisons à l’échelle nationale. Plusieurs provinces clés ont été sous la menace, avec des impacts direct sur les grands clients comme Temu, Shein, et la logistique du Grand Prix Canadien. Le conflit est désormais terminé.
Quelles ont été les causes du conflit entre DHL et Unifor ?
Le litige entre DHL Express Canada et Unifor a trouvé ses racines dans des négociations contractuelles qui se poursuivent depuis l’année dernière. Il s’agit de l’accord en vigueur qui avait expiré et qui avait entraîné une impasse entre les deux parties.
Par ailleurs, le contexte législatif a de plus amplifié les troubles, notamment avec la nouvelle loi C-58 anti-briseurs de grève qui a accéléré l’impact de l’arrêt de travail.
Le syndicat Unifor a revendiqué une amélioration des salaires et des conditions de travail, tout en s’opposant aux changements proposés par DHL. Selon lui, la firme avait réduit les rémunérations des propriétaires-exploitants.
D’un autre côté, DHL a cherché à obtenir un accord équitable pour ses employés tout en tenant compte de la réalité économique actuelle. L’entreprise a insisté sur le fait qu’elle souhaitait maintenir une rémunération compétitive pour ses propriétaires-exploitants. C’est ainsi qu’elle pouvait garantir une continuité des opérations sans alourdir les coûts.
Cette divergence de point de vues a conduit à un blocage, amplifié par la suspension des négociations par DHL en milieu de ronde de discussions.
Quels impacts cette grève a eu sur les livraisons au Canada?
La grève de DHL Express Canada a perturbé significativement les flux logistiques du transporteur. Parmi les clients potentiels affectés figuraient des entreprises de renommée telles que Temu, Shein, Lululemon et Siemens Canada.
De plus, DHL a des contrats intégrés avec d’autres entreprises de fret comme UPS et Loomis, qui s’est répercuté sur un large éventail d’activités commerciales et industrielles. Le syndicat Unifor a également mis en garde contre de grosses perturbations lors du Grand Prix de Formule 1 de Montréal, dont l’édition 2026 est prévue du 22 au 24 mai.
En effet, DHL est responsable du transport des voitures de course, et une interruption de ses services aurait eu des répercussions sur cet événement internationalement reconnu.
Quelles mesures DHL a-t-elle mise en place pour minimiser les impacts de la grève?
Face à la grève, DHL a activé des plans de contingence destinés à maintenir une continuité des opérations. Bien que les détails spécifiques de ces mesures n’aient pas été divulgués, l’entreprise assure qu’elle peut soutenir ses opérations à travers son réseau canadien sans anticiper de disruptions significatives de ses services.
Selon les déclarations de DHL, ces initiatives permettent de limiter les perturbations pour les clients et de garantir que les livraisons restent fiables malgré le conflit social.
D’ailleurs, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec d’autres prestataires de services logistiques pour pallier les éventuels retards et maintenir un niveau de service adéquat pour ses partenaires commerciaux.
Quelle était la position du syndicat Unifor dans ce conflit ?
Le syndicat Unifor a vigoureusement défendu les intérêts de ses membres, incluant coursiers, chauffeurs, employés d’entrepôt et employés de bureau. Leur objectif principal était d’obtenir de meilleures rémunérations et des conditions de travail améliorées.
Le syndicat s’opposait aux propositions de DHL qui estimait diminuer les salaires des propriétaires-exploitants.
Les employés ont voté massivement (97%) en faveur de la grève. Ce qui témoigne de l’importance de ce conflit pour les travailleurs de DHL Express Canada. Ils ont souligné la nécessité d’un compromis équitable pour éviter des perturbations prolongées.
Quels ont été les risques additionnels pour le secteur de la livraison au Canada?
La grève de DHL Express Canada est survenue à un moment déjà tendu pour le secteur de la livraison de colis au pays. Simultanément, les employés de Canada Post étaient confrontés à un interdiction des heures supplémentaires.
Cette conjoncture a obligé les clients de Canada Post à se tourner davantage vers d’autres prestataires de services de livraison. Ce qui augmentait la pression sur des entreprises comme DHL.
Les perturbations causées par la grève de DHL ont exacerbé les problèmes de logistique déjà existants. Elles ont aussi affecté la capacité des entreprises à assurer des livraisons rapides et fiables.
Les risques incluaient des retards dans la chaîne d’approvisionnement, des interruptions de stock et une insatisfaction accrue des clients finaux. Ce qui a eu des répercussions économiques larges sur divers secteurs industriels au Canada.
Comment UPS et FedEx Canada ont géré la crise logistique
La grève de DHL Express Canada de 2024-2025 a servi de test de résilience pour l’ensemble du marché logistique national. En conséquence, les principaux concurrents, UPS Canada et FedEx Canada, ont dû s’adapter en urgence pour gérer le report de volume.
Certaines entreprises ont pu absorber une partie des colis. De son côté, la crise a révélé des goulots d’étranglement. Un manque de capacités d’absorption immédiate au niveau des principaux hubs a également été observé, notamment à Toronto et Montréal.
Aujourd’hui, en 2026, ces transporteurs ont tiré des leçons en accélérant les investissements. Ils ont particulièrement renforcé l’automatisation de leurs centres de tri. En même temps, ils ont revu leurs contrats de contingence pour sécuriser la chaîne d’approvisionnement à l’approche du pic de Noël.
Par ailleurs, l’incertitude sociale persiste dans le secteur. Ce qui pousse les entreprises à envisager des itinéraires alternatifs via des prestataires locaux ou à diversifier leurs options de transport (ferroviaire, maritime). L’objectif étant de minimiser l’impact d’une future grève de grande ampleur.
Cette vigilance accrue remodèle le paysage logistique canadien vers une plus grande redondance et résilience opérationnelle.
Comment l’accord DHL Express Canada garantit la fluidité des livraisons en 2026 ?
Avec une augmentation salariale de 15,75 % sur quatre ans et une ratification massive, l’accord DHL-Unifor assure une paix sociale totale jusqu’au 31 juin 2029. En ce début 2026, les données indiquent que DHL a retrouvé 100 % de sa capacité opérationnelle. Cela sécurise les flux critiques pour des géants comme Temu et Shein sans aucune interruption depuis 8 mois.
Bref, vous naviguez aujourd’hui dans un environnement logistique apaisé. Le succès de cette négociation a non seulement stabilisé DHL, mais a également forcé ses concurrents à aligner leurs standards sociaux.
En 2026, l’efficacité de DHL Canada repose sur ce contrat équitable qui inclut désormais la climatisation systématique des véhicules et une protection accrue du modèle de rémunération des propriétaires-exploitants.
Analyse de l’accord 2025 : détails de la résolution et impact sur la stabilité jusqu’en 2029
Après des mois de tensions palpables, les deux parties ont finalement trouvé un terrain d’entente durable. L’accord a été officiellement ratifié le 30 juin 2025.
Il s’agit d’un nouveau contrat de travail qui apporte une visibilité appréciable aux acteurs économiques. Il est valide pour une durée de quatre ans, soit jusqu’au 31 juin 2029. Ce qui garantit une « paix sociale » essentielle pour les clients commerciaux.
Les détails financiers de l’entente reflètent les exigences initiales du syndicat Unifor. Les employés ont obtenu une augmentation salariale totale de 15,75 % répartie sur la durée du contrat pour compenser l’inflation récente.
Une augmentation de 15,75 %
La première année du contrat inclut une augmentation immédiate de 5,5 %. Les années suivantes verront des ajustements progressifs pour maintenir le pouvoir d’achat des travailleurs. Ces gains concernent les coursiers, les chauffeurs et le personnel de tri.
Protection des propriétaires-exploitants et confort thermique
L’accord ne se limite pas aux seuls salaires horaires. Des améliorations significatives ont été apportées aux avantages sociaux et aux régimes de retraite. Les travailleurs à temps partiel bénéficient désormais d’une meilleure couverture santé.
Il y a aussi une révision majeure sur les conditions de travail des propriétaires-exploitants. Le contrat sécurise leurs itinéraires et protège leur modèle de rémunération contre les coupes redoutées. De plus, l’installation de la climatisation dans les véhicules a été actée.
Ratification et impact sur la fiabilité logistique
Le vote de ratification a montré un large soutien de la base. Les membres du syndicat ont approuvé l’entente à une majorité de 72 %. Pour les gestionnaires de Supply Chain, c’est un signal fort de fiabilité.
Le risque de perturbation chez DHL Express Canada est écarté pour le moyen terme. Les entreprises, elles, peuvent planifier leurs expéditions sereinement.
Synergie sectorielle et performance des livraisons
Les tensions chez Postes Canada se sont également stabilisées et ont ainsi créé un effet de synergie positive. La résilience du secteur n’est plus une prédiction. Elle est confirmée par la baisse de 12 % des délais moyens de livraison nationale enregistrée depuis le début de l’année
FAQs
La grève a entraîné de grosses perturbations sur les livraisons nationales. Elle a affecté des entreprises clés (Temu, Lululemon) et la logistique d’événements comme le Grand Prix de Formule 1.
Oui, le conflit direct de DHL est passé, mais le secteur logistique canadien reste sous tension. Les entreprises se concentrent sur la sécurisation des opérations pour le pic des fêtes, souvent à risque de nouveaux conflits sociaux.
Les concurrents ont dû absorber une partie du volume de DHL et a ainsi révélé des vulnérabilités. Ils ont depuis accéléré les investissements dans l’automatisation et les plans de contingence pour améliorer leur résilience face à de futures ruptures.
Le conflit s’est soldé par la ratification d’une nouvelle convention collective le 30 juin 2025, valide jusqu’en 2029. Elle inclut une hausse salariale de 15,75 % répartit sur 4 ans.
Absolument pas. Les accords signés garantissent la continuité de service pour tous les contrats événementiels majeurs. DHL opère actuellement avec ses effectifs complets et une productivité optimisée.




