La lettre de voiture électronique (eCMR) s’impose dans le transport européen. Avec 38 États signataires, la digitalisation du fret devient incontournable.
La lettre de voiture électronique (eCMR) s’impose comme un outil central dans la transformation numérique du transport. Pour Guillaume Salembier, de TransFollow, « les expéditeurs prennent de plus en plus l’initiative dans la numérisation ». Cette évolution s’accompagne d’un cadre réglementaire en mutation. D’ici 2026, l’Espagne rendra la eCMR obligatoire, tandis que le règlement eFTI, prévu pour 2027, renforcera la digitalisation de la Supply Chain européenne.
Une digitalisation en marche dans toute l’Europe
La bascule vers le tout-numérique n’est plus une simple tendance, mais une réalité. La France, les Pays-Bas ou encore l’Espagne figurent parmi les pionniers de l’eCMR, tandis que d’autres marchés accélèrent sous l’impulsion des fédérations de transporteurs. Ces initiatives sensibilisent les acteurs à la dématérialisation des documents de fret. Elles mettent aussi l’accent sur la visibilité en temps réel et l’interopérabilité des systèmes.
« Nous constatons également que plusieurs pays s’orientent vers l’obligation d’utilisation de l’eCMR, par exemple en Espagne, où la lettre de voiture numérique devrait devenir obligatoire en 2026 », précise Guillaume Salembier, Responsable Commercial France de TransFollow. Le futur règlement européen eFTI, attendu pour 2027, imposera la mise à disposition numérique des données de transport aux autorités. Un cap réglementaire qui, selon TransFollow, devrait « créer une base encore plus solide pour la numérisation de la chaîne d’approvisionnement ».
Les freins à l’adoption tombent progressivement
Malgré ses avantages, certaines entreprises hésitent encore à franchir le pas. Les inquiétudes persistent autour des coûts, des ressources nécessaires ou de la compatibilité des systèmes. Mais la réalité, explique TransFollow, est tout autre : la numérisation peut s’intégrer sans heurts dans les flux existants.
« Les acteurs de la chaîne d’approvisionnement doivent comprendre que la numérisation peut se faire sans effort et qu’il existe des outils, comme TransFollow, qui s’adaptent facilement à l’environnement et aux flux de travail existants », souligne Guillaume Salembier. L’amélioration des réseaux mobiles en Europe et la fin des frais d’itinérance ont par ailleurs levé un frein.

L’équipement des conducteurs n’est plus un obstacle non plus : l’application TransFollow Drive permet désormais de gérer et signer les documents eCMR directement depuis un smartphone. Autre innovation notable : l’outil TransFollow Messenger. Il offre aux chauffeurs la possibilité d’utiliser leurs applications de messagerie habituelles pour gérer les ordres de transport et échanger les documents numériques. Cette démarche pragmatique et inclusive est à la hauteur de la diversité des flottes européennes.
Un écosystème interopérable et ouvert
Le véritable défi de l’eCMR reste l’interopérabilité. Dans un secteur encore fragmenté, la réussite du modèle passe par la capacité des différents systèmes à dialoguer entre eux. TransFollow s’y attelle depuis cinq ans. L’entreprise a développé une offre capable d’intégrer tous les profils, des sociétés équipées de TMS ou ERP aux transporteurs plus modestes dépourvus de back-office. Grâce à TransFollow Connect, les échanges entre expéditeurs, transporteurs et sous-traitants deviennent transparents.
Le portail en ligne, les modules embarqués ou les messageries connectées forment ainsi un réseau fluide où chaque acteur peut collaborer sans contrainte technique. « Plus les entreprises adoptent l’eCMR, plus leurs partenaires, clients ou sous-traitants en perçoivent les avantages et ressentent le besoin de se connecter », constate Guillaume Salembier. Un cercle vertueux qui accélère la digitalisation de la chaîne logistique et place l’Europe en première ligne d’un mouvement désormais irréversible.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.



