Chasse aux colis perdus : le transporteur français déploie un outil interne basé sur l’image pour réexpédier les paquets sans étiquette. Une technologie invisible qui évite aux clients d’ouvrir une réclamation.
Chaque jour, des milliers de paquets transitent dans les centres de tri, et certains perdent leur étiquette en cours de route. Privés d’adresse, ces volumes finissent habituellement dans des zones de stockage dans l’attente d’une réclamation. Pour résoudre ce point noir de la logistique, le transporteur français déploie un outil interne capable de retrouver l’identité d’un envoi à partir d’une simple photo.
Une double technologie pour analyser la géométrie et les images
Le dispositif s’appuie d’abord sur l’apprentissage automatique pour effectuer un premier tri. Le système balaie la base de données et retient uniquement les paquets qui affichent un poids et des dimensions identiques à l’objet égaré. Une fois cette sélection opérée, l’intelligence artificielle générative prend le relais. Elle examine les clichés pris sous toutes les coutures lors de l’arrivée du stock sur les plateformes.
Le logiciel ne regarde pas seulement le volume global. Il scrute les détails extérieurs : la forme des cartons, la présence d’un ruban adhésif particulier, les logos des marques ou les motifs imprimés sur l’emballage. Grâce à la comparaison de l’image du carton anonyme avec les archives photographiques du réseau, l’outil attribue une note de correspondance et rédige un texte pour expliquer sa logique.
Des agents spécialisés pour valider les décisions du logiciel
L’entreprise refuse de confier la décision finale à une machine. Lorsque la probabilité dépasse la note de huit sur dix, des agents prennent le relais. Ces spécialistes vérifient visuellement les propositions de l’algorithme. Cette validation humaine confirme l’identité du paquet de manière définitive. Cela permet de récupérer immédiatement les coordonnées du destinataire initialement enregistrées dans le système informatique.
« Grâce à cette solution, nous sommes capables d’identifier un colis ayant perdu son étiquette en moins de 4 secondes, ce qui améliore directement l’expérience de nos clients », précise Benoît Frette, le dirigeant de l’enseigne. Le paquet reçoit une nouvelle étiquette et reprend son parcours de livraison classique.
Les premiers résultats après quelques mois d’exploitation
Cette méthode accélère le traitement manuel qui prenait auparavant des heures, voire des jours. Désormais, l’analyse ne demande que deux à quatre secondes par unité. Les équipes parviennent ainsi à traiter 300 envois anonymes par semaine. Le principal intérêt réside dans la discrétion du processus : l’acheteur reçoit sa commande à domicile sans jamais avoir eu besoin de signaler une anomalie ou de contacter le service après-vente.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.

