L’intelligence artificielle progresse dans la supply chain, mais les résultats restent contrastés. Une étude souligne que la réussite des projets dépend désormais autant de la formation des équipes et du management que des performances des nouvelles technologies.
Entrepôts, plateformes logistiques et réseaux de transport disposent aujourd’hui de solutions capables d’analyser des volumes importants de données en quelques secondes. Pourtant, malgré cette montée en puissance des outils, de nombreuses entreprises peinent encore à transformer leurs investissements en résultats opérationnels. Une étude réalisée par Zebra Technologies avec Oxford Economics montre que la question n’est plus seulement technologique : elle touche aussi à l’organisation et aux compétences.
Les priorités de la supply chain évoluent plus vite que les déploiements
Les responsables logistiques interrogés placent l’amélioration de l’efficacité opérationnelle parmi leurs principaux objectifs. L’expérience client figure également en bonne position, preuve que la rapidité et la fiabilité des livraisons sont désormais des critères de compétitivité.
Malgré ces attentes, les performances restent en retrait. Plus de six décideurs sur dix considèrent que leurs opérations de livraison et leurs activités terrain nécessitent encore des évolutions importantes. Ce constat révèle une difficulté partagée : beaucoup d’entreprises identifient les bénéfices potentiels de l’IA, mais rencontrent encore des obstacles lorsqu’il s’agit de l’intégrer dans les processus quotidiens.
Phil Sambrook, directeur de la stratégie transports et logistique EMEA chez Zebra Technologies, résume cette situation : « Combler cet écart représente une véritable opportunité pour les acteurs de la logistique de renforcer le rôle du terrain, là où se jouent bien souvent la satisfaction et la confiance accordée par les clients. »
Des données mieux exploitées pour sécuriser les flux logistiques
Les chaînes logistiques génèrent chaque jour une quantité considérable d’informations grâce aux scanners, aux caméras industrielles, aux terminaux mobiles ou encore aux infrastructures RFID. Reliées à des modèles d’intelligence artificielle exécutés directement sur les équipements, ces données facilitent l’identification d’incidents avant qu’ils ne perturbent les opérations.
Cette logique s’applique aussi bien au contrôle des convoyeurs qu’à la vérification de l’état des colis, au suivi des palettes ou à la preuve de livraison. Certaines solutions automatisent désormais la validation des photos, la lecture des codes-barres et l’anonymisation des informations personnelles au cours d’une seule opération. Selon Zebra Technologies, plusieurs déploiements ont réduit les coûts liés aux litiges et accélére le traitement des livraisons.
L’utilisation de la vision industrielle améliore également le fonctionnement des centres logistiques. Les systèmes différencient les véritables blocages des simples anomalies. Cela limite ainsi les interruptions inutiles et favorise une circulation plus fluide des marchandises.
La montée en compétences devient un outil de performance
Les outils ne suffisent toutefois pas à transformer une supply chain. Leur efficacité dépend largement de l’adhésion des collaborateurs et de leur capacité à exploiter ces nouvelles fonctions au quotidien.
« Déployer l’IA ne se résume pas à une évolution technologique. Cela implique également de faire évoluer la culture de l’entreprise et d’investir dans les ressources de formation afin de favoriser l’adoption de ces technologies et leur réussite », rappelle Phil Sambrook.
Cette évolution concerne particulièrement les opérateurs de terrain. Les nouvelles générations de terminaux mobiles assistent les équipes lors de la préparation des commandes, de l’identification des marchandises ou des livraisons, tandis que les tâches répétitives sont progressivement automatisées. Pour les entreprises, le véritable défi consiste désormais à associer innovations numériques, accompagnement des collaborateurs et implication des managers afin d’améliorer durablement la performance de l’ensemble de la supply chain.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.

