Panattoni franchit une étape dans sa gouvernance européenne. Le développeur logistique confie à Matthew Byrom le pilotage conjoint du Royaume-Uni et de la France. Ce choix traduit une volonté d’unifier la stratégie du groupe sur deux marchés jugés stratégiques.
Le marché de l’immobilier logistique européen traverse une phase de recomposition. Les investisseurs cherchent des entrepôts logistiques de grande envergure. Ces derniers doivent pouvoir répondre à une demande qui se déplace vers l’automatisation et la proximité urbaine. Dans ce contexte, Panattoni ajuste sa gouvernance pour gagner en cohérence entre ses marchés clés. Le groupe nomme Matthew Byrom à la tête des opérations britanniques et françaises, une décision qui redessine son organisation sur le continent.
Cette nomination survient alors que le secteur cherche à stabiliser ses positions face à des cycles d’investissement plus heurtés. Elle s’inscrit dans une logique de long terme, portée par un acteur qui a construit sa réputation sur l’exécution rapide de projets industriels.
À retenir,
- Matthew Byrom se voit assigné au Managing Partner pour le Royaume-Uni et la France chez Panattoni.
- Salvi Cals conserve la direction générale France et pilote les équipes locales.
- Cette réorganisation vise une meilleure cohérence stratégique entre deux marchés jugés prioritaires en Europe.
Une gouvernance resserrée pour gagner en cohérence
Panattoni opère sur un marché où la rapidité d’exécution compte autant que la solidité financière. L’entreprise a choisi de rapprocher ses deux marchés historiques sous une direction commune. Cette décision répond à une logique simple. Il s’agit d’harmoniser les méthodes de travail entre deux équipes qui partagent des clients et des investisseurs communs.
Le groupe affirme vouloir assurer une performance cohérente sur l’ensemble de ses territoires. Cette ambition s’appuie sur une coordination renforcée entre les équipes commerciales, techniques et financières. Les partenaires financiers suivent de près ces choix d’organisation. En fait, ils conditionnent la capacité du groupe à lever des capitaux pour ses futurs projets.
La France et le Royaume-Uni représentent deux piliers du développement européen de Panattoni. Leur rapprochement organisationnel traduit une volonté d’optimiser les ressources sans dupliquer les structures.
Matthew Byrom, une nomination qui s’appuie sur un parcours solide

Matthew Byrom a construit sa réputation au Royaume-Uni avant d’étendre son périmètre à la France. Selon les données communiquées par le groupe, il a supervisé la livraison de plus de 3 millions de m² de surfaces logistiques.
Ce volume correspondrait à un chiffre d’affaires supérieur à 9 milliards d’euros sur la durée de son mandat britannique. Ces données, communiquées par Panattoni, n’ont pas pu être vérifiées auprès d’une source indépendante à ce jour.
Sa nomination comme Managing Partner pour le Royaume-Uni et la France marque une étape dans la stratégie européenne du groupe. Elle traduit une volonté de capitaliser sur une expertise reconnue plutôt que de segmenter la gouvernance par pays. Byrom hérite d’un périmètre élargi, où il devra articuler les ambitions commerciales du groupe avec les réalités réglementaires propres à chaque marché. Son expérience britannique, marquée par des projets d’entrepôts de grande taille, nourrit les attentes placées dans ce nouveau rôle transfrontalier.
Salvi Cals, pilier de la continuité en France

Cette évolution de gouvernance s’appuie sur une continuité assumée sur le terrain français. Salvi Cals conserve son poste de Managing Director France et continue de piloter les équipes locales. Cette stabilité rassure les partenaires habitués à traiter de façon directe avec lui sur les projets hexagonaux. Le duo formé avec Matthew Byrom associe deux approches complémentaires.
D’un côté, une vision internationale capable de mobiliser des capitaux conséquents pour des entrepôts logistiques de grande envergure. De l’autre, une connaissance fine des spécificités locales, indispensable pour négocier avec les collectivités et adapter les projets aux contraintes foncières françaises. Cette articulation entre dimension globale et ancrage local illustre une tendance plus large du secteur. Les grands développeurs cherchent à concilier taille critique et réactivité territoriale.
Le marché de l’immobilier logistique en 2026 sous tension
La réorganisation de Panattoni intervient alors que le marché de l’immobilier logistique en 2026 connaît des évolutions structurelles. Les investisseurs arbitrent davantage entre constructions neuves et actifs de seconde main, un choix qui pèse sur les stratégies de développement des grands promoteurs. Les entrepôts XXL sont recherchés en France comme au Royaume-Uni, mais les critères de sélection se durcissent.
Les locataires veulent désormais des sites capables d’intégrer automatisation et flux tendus sans refonte lourde. Les foncières accélèrent leurs arbitrages pour répondre à cette exigence. Cette pression du marché pousse les promoteurs à revoir leur organisation interne.
Une gouvernance plus intégrée facilite la circulation des capitaux vers les projets les plus prometteurs. Cela inclut la mise en place par Panattoni entre ses marchés britannique et français
Durabilité et performance environnementale, nouveaux standards du secteur
Les acteurs de l’immobilier logistique intègrent peu à peu des exigences environnementales plus strictes dans leurs cahiers des charges. Les clients finaux réclament des bâtiments logistiques à haute performance environnementale, capables de réduire leur empreinte carbone sur le long terme. Les certifications environnementales s’érigent en critère de sélection pour les investisseurs institutionnels.
Un bâtiment mal noté sur ces critères perd en valeur locative et en attractivité auprès des grands comptes. Panattoni, comme ses concurrents, doit composer avec cette exigence dans chacun de ses projets. La gouvernance resserrée autour de Byrom et Cals devra intégrer ces standards dans les développements à venir. Et c’est sous peine de perdre des appels d’offres face à des acteurs mieux positionnés sur ce terrain.
Panattoni face à la concurrence et à la résilience de la chaîne logistique
Le secteur de l’immobilier logistique compte plusieurs développeurs d’envergure comparable à Panattoni, actifs sur les mêmes marchés européens. Cette concurrence pousse chaque acteur à affiner sa proposition de valeur. Cela va des délais de livraison à la flexibilité des baux proposés. La logistique européenne traverse une phase d’optimisation technologique qui redéfinit les attentes envers les bâtiments. Les entrepôts doivent désormais s’adapter à des flux de données en temps réel, un critère qui pèse sur la conception des nouveaux sites.
Cette transformation technologique s’accompagne d’une exigence accrue sur la résilience de la supply chain. Les locataires veulent des infrastructures capables d’absorber les chocs d’approvisionnement sans interrompre leur activité. Panattoni positionne sa nouvelle gouvernance comme une réponse à cette demande de stabilité.
Une organisation pensée pour les projets à venir
La consolidation de la direction Royaume-Uni et France répond à un objectif affiché de long terme. Le groupe veut se présenter comme un partenaire capable de livrer des infrastructures industrielles de grande qualité sur plusieurs marchés en même temps.
Cette ambition suppose une coordination fine entre les équipes commerciales, les bureaux d’études et les partenaires financiers de chaque pays. La nomination de Byrom centralise ces décisions sous une autorité unique, ce qui simplifie les arbitrages sur les projets transfrontaliers.
Les prochains mois diront si cette réorganisation produit les effets escomptés sur le rythme de développement du groupe. Le secteur surveillera notamment les futurs projets livrés sous cette nouvelle structure.
