Dans la Marne, la Maison de champagne Gosset, fondée en 1584, confie désormais une tâche longtemps réalisée à la main à un bras robotisé. En fin de ligne, la palettisation des cartons de bouteilles est assurée par le PE20 de Robotiq, élaboré sur la base d’un cobot Universal Robots.
Pourquoi automatiser dans une maison dont l’artisanat fait la réputation ? La réponse touche autant au quotidien des équipes qu’à la technique, entre pénibilité des gestes répétés et place laissée au contrôle qualité.
Le cobot de palettisation pour alléger le travail en fin de ligne chez Gosset
Jusqu’alors effectuée manuellement, la palettisation obligeait les opérateurs à manipuler quotidiennement des cartons pouvant peser jusqu’à 11,5 kg. Le cobot reprend désormais ce geste, ce qui limite les TMS, ces troubles musculosquelettiques liés aux efforts répétitifs. Yvain Leblond, responsable de production, résume l’objectif : libérer du temps pour des missions à plus forte valeur ajoutée.
Déployé en seulement cinq semaines, le système a dû composer avec un atelier à l’espace limité et au plafond bas. Avec une portée de 1 750 mm et une charge utile de 20 kg, le PE20 peut constituer des palettes atteignant 1,85 m, qu’il s’agisse de bouteilles classiques ou de formats magnum. Cette logique rejoint celle des robots de préparation de commande, qui doivent eux aussi s’intégrer aux flux existants.
Le cas Gosset montre qu’un robot peut s’installer sans bouleverser une zone de production sensible. Dans les sites où chaque mètre carré compte, la question n’est plus de remplacer l’humain, mais de le replacer là où son expertise fait réellement la différence, comme dans les entrepôts logistiques modernes.
