Les entreprises françaises affichent de meilleurs réflexes face aux crises supply chain, selon une étude d’EFESO Management Consultants menée auprès de 250 dirigeants et responsables en Europe et aux États-Unis.
Les crises successives ont poussé les entreprises à revoir leurs mécanismes de protection. En France, ce mouvement ne passe pas seulement par davantage de stocks. Les données d’EFESO montrent aussi une meilleure connaissance des fournisseurs indirects, des évaluations des risques plus fréquentes et des délais de réaction plus courts. Cette avance reste déséquilibrée, car les prévisions de demande affichent une précision inférieure aux niveaux européen et global.
Plus de stocks de sécurité sans excès d’inventaire
En France, 97,3 % des entreprises interrogées ont renforcé leurs stocks de sécurité au cours des 3 dernières années, contre 88 % en Europe et 90,4 % au global. Pourtant, elles déclarent 62,3 jours d’inventaire en moyenne, contre 69,5 jours en Europe et 69,8 jours dans l’ensemble de l’échantillon.
À l’échelle internationale, 98 % des entreprises les moins performantes dépassent 60 jours d’inventaire, contre 35 % parmi les plus performantes. Lionel Bousquet, Principal et Lead de la practice Supply Chain chez EFESO France, résume l’enjeu par la capacité à changer de fournisseur, réallouer une capacité ou modifier rapidement un flux.
La France voit plus loin dans sa chaîne fournisseurs
La visibilité multi-tiers ressort comme un point fort français. 45,9 % des entreprises disposent d’une visibilité complète sur leurs fournisseurs de rang 2 et 3, contre 30 % en Europe et 31,2 % au global. La surveillance des risques est aussi plus fréquente.
43,2 % des entreprises françaises réalisent une évaluation mensuelle, contre 23,3 % en Europe et 20 % au global. De leur côté, 75,7 % effectuent toujours ou souvent des simulations de crise ou des stress tests. Une perturbation grave appelle ainsi une réponse en 2,2 semaines en France, contre 3,33 semaines en Europe et 3,56 semaines au global.
Les prévisions de demande fragilisent cette avance
Les capacités d’advanced analytics concernent 24,3 % des entreprises françaises, contre 18,7 % en Europe et 20,8 % au global. Le contraste apparaît sur les prévisions. Leur précision moyenne atteint 66,1 % en France, contre 70,8 % en Europe et 71,3 % au global.
Près de 46 % du panel français se situe même entre 50 et 64 %. L’étude repose sur 250 CSCO, CEO et COO d’entreprises de 250 salariés ou plus, dont 37 en France. EFESO relève des associations entre maturité de la résilience et performance déclarée, sans établir de lien causal direct.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.


