Dans la logistique, l’IA du dernier mètre s’impose comme un nouvel outil de performance. Zebra Technologies plaide pour une IA conçue pour les équipes terrain, au plus près des opérations.
Le dernier kilomètre reste le point de vérité de la logistique. C’est là que le client juge la promesse faite au moment de l’achat. Pour Phil Sambrook, directeur de la stratégie transports et logistique EMEA chez Zebra Technologies, le vrai défi ne se joue plus seulement dans les centres de décision ou les systèmes internes. Il se joue au plus près du terrain, là même où les équipes portent l’image de l’entreprise.
Le terrain devient le nouveau test de performance
Depuis plusieurs années, les acteurs de la logistique vivent sous tension. Les prix sont tirés vers le bas, les marges se resserrent et les réseaux doivent se réorganiser avec des sites plus petits, installés au plus près des villes. À cela s’ajoute la place grandissante des points de retrait et des dépôts automatisés. Ces derniers redessinent les flux et les attentes.
Dans ce cadre, la modernisation ne relève plus d’un simple choix d’équipement. Elle touche à la capacité d’une entreprise à rester compétitive. Un dirigeant d’un grand opérateur postal européen, cité par Zebra, résume bien l’enjeu : « De quelles capacités devons-nous disposer pour rester compétitifs ? Et comment nous adapter aux évolutions de notre secteur ? » La question traduit une inquiétude réelle, mais aussi une attente forte vis-à-vis de l’IA.
Le back-office a ouvert la voie, pas la réponse finale
L’intelligence artificielle a déjà prouvé son utilité dans les fonctions internes. Centres d’appels, services informatiques, prévision de la demande ou gestion des stocks : les premiers gains sont visibles. Selon les chiffres repris par Zebra, 40 % des acteurs logistiques utilisent déjà l’IA pour anticiper la demande, et plus des deux tiers la déploient ou la testent pour piloter les stocks.
Pour autant, transposer sans filtre des outils généralistes sur le terrain serait, selon Phil Sambrook, une faute de cap. Les grands modèles de langage sont issus d’usages bureautiques ou grand public. Ils ne répondent pas aux besoins d’un chauffeur, d’un manutentionnaire ou d’un agent de livraison. Le dernier mètre impose un autre niveau d’exigence : rapidité, fiabilité, simplicité d’usage et continuité de service, même hors réseau.
Une IA logistique, pensée pour les équipes mobiles
La vision défendue par Zebra repose sur une IA nourrie par les données de l’entreprise et reliée aux gestes du quotidien. Elle doit fonctionner au plus près des opérations, sur les terminaux eux-mêmes, pour réduire la latence et garder de bonnes performances, y compris dans des zones mal couvertes.
Cette IA doit aussi épouser la réalité des tâches. Lecture d’étiquettes complexes, vérification de documents douaniers, validation d’adresses difficiles, preuve de livraison ou message client envoyé dès le départ du chauffeur : la valeur naît de cette précision. Pour Zebra, l’enjeu dépasse la seule productivité. Il s’agit de donner aux équipes terrain des outils plus sûrs, plus utiles et plus naturels, avec la voix, le texte et l’image au cœur de l’expérience. Le dernier mètre cesse alors d’être un simple coût. Il devient une base pour assurer une meilleure qualité de service.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.

