À Pont-Sainte-Maxence, GPA et STILL déploient une organisation industrielle dédiée au recyclage des VHU. Ce nouveau site illustre la montée en puissance d’un modèle français fondé sur la traçabilité et la valorisation des pièces automobiles.
Le partenariat entre GPA et STILL prend une nouvelle dimension avec l’ouverture du centre de Pont-Sainte-Maxence. Dédié au traitement des VHU, le site vise une capacité de 40 000 véhicules par an. Cette implantation renforce la présence nationale du groupe GPA. Elle confirme aussi le rôle clé de l’intralogistique dans la performance du recyclage automobile.
Un site dimensionné pour changer d’échelle
Fondé en 1962 dans la Drôme, GPA s’appuie aujourd’hui sur 400 salariés et trois centres opérationnels. Celui de Pont-Sainte-Maxence vient compléter les sites de Livron et d’Angers, avec une capacité cible de 40 000 véhicules par an. Le groupe, collabore avec l’ensemble des assureurs français. Il traite déjà plus de 37 000 véhicules chaque année et affiche 95 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025.
Derrière ces volumes, une organisation millimétrée. Après déclaration d’un sinistre, GPA dispose de 24 à 48 heures pour récupérer le véhicule. Un réseau de 200 partenaires assure l’enlèvement, avant relais par la flotte interne de 37 camions. « Cette organisation nous permet de massifier les flux et de réduire le nombre de camions sur les routes », souligne Lionel Daronnat, directeur des opérations. Le nouveau site, doté d’un bâtiment de 15 000 m², a été pensé dès l’origine pour absorber cette cadence.
Traçabilité totale, du véhicule à la pièce
La réglementation qui encadre les VHU impose des exigences élevées. À leur arrivée, les véhicules sont photographiés sous tous les angles. Vingt-sept clichés sont associés à un QR code unique. « À la réception, les opérateurs prennent 27 photos accessibles via le QR code assigné à son arrivée », précise Julien Morichon, directeur du site GPA 60.
Chaque étape du démontage suit un protocole précis. Les roues, la batterie, les ouvrants puis les fluides sont retirés. Les fluides frigorigènes sont déclarés à l’Ademe, l’essence alimente les chariots thermiques du site. Le groupe motopropulseur est extrait, nettoyé, photographié en studio 3D puis référencé. Chaque pièce obtient son propre QR code qui retrace son origine, son kilométrage et son état.
STILL, cheville ouvrière de l’intralogistique
Pour orchestrer ces flux, GPA s’est appuyé sur STILL. Les chariots thermiques RX70 assurent le déchargement, les gerbeurs électriques EXV 14 C transfèrent les ensembles mécaniques, tandis que les RX20 orientent les carcasses vers compactage puis recyclage. Dans les allées étroites, les chariots tridirectionnels MXX alimentent 10 000 emplacements de rayonnages. Un autostore installé sur une mezzanine peut accueillir à terme 150 000 pièces.
« Ce qui a vraiment fait la différence, c’est le travail en équipe », observe Clément Juillard, ingénieur commercial systèmes chez STILL. Le site peut expédier jusqu’à 1 500 colis par jour. Les pièces, garanties deux ans et vendues jusqu’à 90 % moins cher que le neuf, trouvent preneur auprès de professionnels comme de particuliers. À Pont-Sainte-Maxence, chaque véhicule devient une réserve de composants. GPA et STILL posent ainsi les bases d’un modèle industriel qui transforme la fin de vie automobile en gisement de valeur.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.

