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Le Groupement Les Mousquetaires agrandit son site de Garancières-en-Beauce, classé HQE 

Dédié à ses enseignes non alimentaires, le complexe logistique Garancières-en-Beauce profite d’une extension de 24 000 m2.  Le point avec Laurent Pussat, président d’ITM Équipement de la maison et Marc Deschamps, président d’ITM Logistique Équipement de la Maison Internationale (LEMI).

Quelles sont les raisons qui ont justifié l’agrandissement du site de Garancières-en-Beauce ? 

Historiquement implantée à Garancières-en-Beauce, la logistique non alimentaire des Mousquetaires participe à la dynamique économique locale grâce à l’activité de ses deux bases Garancières I et Garancières II. Le complexe logistique emploie près de 400 personnes et livre chaque semaine près de 750 points de vente. Afin d’accompagner la croissance d’activité des enseignes non alimentaires des Mousquetaires (Bricomarché, Brico Cash, Bricorama et Roady), cette extension nous permet de porter notre surface d’exploitation de 48 000 à 72 000 m2, soit une hausse de 50% en capacité de stockage.

Cette surface additionnelle permet par ailleurs à la logistique non alimentaire du Groupement Les Mousquetaires de renforcer sa propre logistique interne, de développer sa qualité de service auprès de l’ensemble du réseau et de continuer à optimiser les coûts de distribution. Un vaste projet qui représente un investissement de près de 21 millions d’euros. Un investissement d’envergure à la mesure de nos ambitions de développement. Cette extension de 24 000 m2 est composée de quatre cellules de 6 000 m2, dont deux cellules qui pourront accueillir des évolutions technologiques comme l’automatisation et la robotisation.

Laurent Pussat

Quelles sont les caractéristiques en matière de développement durable de Garancières II ? 

Elles sont multiples. Garancières II possède la particularité d’être le 1er site LEMI (Logistique Équipement de la Maison International) labellisé HQE. Le premier axe s’appuie sur la qualité de vie au travail pour nos collaborateurs avec la présence de salles de pause, de vestiaires, d’un terrain de pétanque, etc.

Bien-sûr, la partie énergétique est importante. À commencer par l’installation d’une GTB (Gestion Technique des Bâtiments) que l’on peut comparer à un ordinateur qui gère les bâtiments : il éteint les lumières lorsqu’il y a personne, il réduit la température, le chauffage, il réaugmente quand les collaborateurs sont de retour, etc. Le tout, pour une meilleure maîtrise de l’énergie.

Sur le plan électrique, l’ensemble du site est passé en LED au niveau éclairage, ce qui a permis de réduire de 25% notre consommation d’énergie électrique juste sur cette partie éclairage. À noter également la présence de panneaux photovoltaïques (une surface de 3 110 m²). Entre la GTB, les LED et les panneaux photovoltaïques, nous estimons à 60% les économies qui seront réalisées d’ici 2024. 

Enfin, l’eau n’a pas été oubliée. En effet, nous récupérons les eaux de pluie pour les injecter dans nos sanitaires qui possèdent une détection automatique au niveau des lavabos. 


Vous avez également un volet éco-pâturage ? 

En effet, un contrat avec un fermier a été mis en place. L’objectif ? Donner la possibilité à ses 15 béliers de venir s’installer sur nos parcelles (30 000 m²), de tondre l’herbe et d’en assurer l’entretien. Enfin, nous avons également des nichoirs à oiseaux pour préserver certaines espèces ainsi que des passages de hérisson. Notre volonté est d’apporter une bonne dose de biodiversité sur le site.

Un mot sur sur la partie stratégique du dernier kilomètre ? 

Nous avons une logistique spécifique au dernier kilomètre. En fonction de la disposition et des contraintes des magasins à livrer, nous adaptons la taille de nos véhicules. Très logiquement, le développement du cœur de ville ne pourra pas se faire sans une logistique ultra précise, ce qui représente un vrai challenge.

Aujourd’hui, nous ne disposons pas encore de véhicules électriques. En revanche des tests sont en cours, notamment avec la Direction de l’Énergie pour un véhicule électrique et voir ainsi les contraintes organisationnelles que l’on peut avoir. Idem, nous étudions les carburants alternatifs (le B100, le HVO, GNL) afin de trouver ce qui est adaptable à nos derniers kilomètres. L’important est de déceler les contraintes techniques en fonction du réseau existant.

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