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Interview – Visite du site MDS de Dourdan : les robots Scallog, garants des délais et des coûts

M. Alexis IZARD, Député de la 3ème circonscription de l'Essonne (membre de la Commission des affaires économiques), M. Philippe CELESTIN, Maire-Adjoint en charge du développement économique de Dourdan, M. Olivier BARBÉ Directeur général de MDS France, Dominique LAMBERT, Directeur d'exploitation MDS France, Mme Astrid PANFILOF, Responsable d'exploitation logistique MDS France et M.Olivier ROCHET, Président et Fondateur de SCALLOG.

4ème groupe d’édition française dans les secteurs BD, Manga, Littérature, Beaux Livres… MDS a ouvert les portes de son site de Dourdan. Avec au menu, un focus sur les robots Scallog qui garantissent notamment un traitement de 125 lignes par heure. Explications avec Olivier BARBÉ Directeur général de MDS France et Olivier ROCHET, Président et Fondateur de SCALLOG.

Pouvez-vous décrire le rôle de votre site de Dourdan et sur quelle technologie s’appuie-t-il ?

Olivier BARBÉ, Directeur général de MDS France

En tant que groupe d’édition dans les secteurs BD, Manga, littérature… MDS a pour objectif de toujours mieux servir ses 15 000 clients BtoB et ce, dans les meilleurs délais et coûts. Nous disposons plus de 60 000 références (dont 3 000 à 4 000 nouveautés par an) pour près de 70 millions livres expédiés. Le site de Dourdan d’une superficie de 35 000 m2 permet d’assurer des livraisons en 24/48 heures. Un résultat obtenu en grande partie grâce à la solution robotique “Goods to person” propulsée par Scallog, sachant que le site de Dourdan a, dès sa création, bénéficié de solutions de mécanisation, avec des machines d’emballage, des convoyeurs et un WMS signés Savoye.

Avec Scallog, nous avons fait le choix d’installer la solution sur une mezzanine afin d’optimiser l’espace de notre site. Nous utilisons ainsi 55 robots qui déplacent 555 étagères vers les 8 stations de picking et de réapprovisionnement. Les gains sont pléthores : sur les 32 kilomètres de rangements linéaires, la productivité a été augmentée avec plus de 125 lignes traitées sur une heure et par station, avec plus de 16 000 références sur moins de 2 000 m2. Nous avons pu ainsi multiplier par 2 la densité de stockage. Et sur les conditions de travail, nous avons pu réduire la pénibilité des tâches logistiques.

En somme, la solution Scallog couvre de nombreuses facettes liées à la distribution des livres, au service de notre maison-mère et des éditeurs externes : stockage, préparation de commandes, confection des PLV, prestations informatiques/financières, etc.

Comment la solution Scallog s’est-elle mise en place ?

Olivier BARBÉ

Une solution qui s’est distinguée par son agilité, son évolutivité et son ouverture sur les autres outils (WMS, WCS) de MDS. Par ailleurs, le choix d’un acteur français a pesé dans la balance en permettant une meilleure compréhension de nos besoins, une plus grande réactivité/proximité nécessaires à ce type de projet logistique. Sans oublier bien-sûr qu’une telle solution permet de densifier le stockage et faciliter le picking des livres, qui peuvent être lourds ou fragiles, en assurant un rangement à plat et un picking horizontal.

Olivier ROCHET, Président et Fondateur de SCALLOG

Le projet MDS-Scallog s’est déroulé en quatre temps forts :

  • Une définition des process de prélèvement et de réapprovisionnement en lien avec le système transitique.
  • Une réalisation des interfaces logicielles, avec l’appui de l’expertise “intelligence logicielle” de notre part.
  • Une implantation des stations, parcours des robots et des étagères mobiles.
  • La création de la surface, de l’installation des équipements, l’interfaçage des solutions et la mise en place des process. Une dernière étape qui a été réalisée en quelques semaines.

Comment l’approche développement durable a-t-elle été prise en compte ?

Olivier ROCHET

La prise en compte du développement durable se concrétise dès le départ chez Scallog, à commencer par le choix des matériaux : 75 et 80% des composants sont français. En outre, nous sommes capable de faire du rétrofit sur les robots, évitant ainsi de reproduire les machines pour nos clients. Nous avons également la possibilité d’upgrader certaines machines pour en augmenter la durée d’usage.

Olivier BARBÉ

D’une part, grâce aux robots, moins de mètres carrés sont nécessaires pour le stockage puisque nous ne réfléchissions plus en m2 mais bien en m3. Et donc par définition, mieux c’est rempli, moins il faut chauffer ! Par ailleurs, un système de récupération de l’énergie dégagée par les compresseurs, a été mis en place. Nous avons donc des radiateurs alimentés par notre propre énergie.

Au niveau emballage, nous avons investi dans des machines qui permettent de le réduire considérablement, avec des cartons qui par ailleurs recyclables. Moins de vide dans les cartons tout en étant plus petits et donc un taux de remplissage plus important dans les camions.

En revanche, en raison de la vétusté du bâtiment (construit en 2001) et d’une charpente non adaptée, il ne nous est pas possible d’installer des centrales photovoltaïques.


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